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Le Plessis Robinson se reconstruit

le 12/09/2016
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Avec cinq nouveaux joueurs dans le six de base, Le Plessis-Robinson a dû rebâtir la base de l’équipe. Mais cela n’empêche pas le club des Hauts-de-Seine de demeurer ambitieux.

 

Cédric Logeais a parfois dû se muer en apprenti chimiste cet été. Après une saison dernière honorable sans plus, terminée par une élimination au premier tour des Play-Offs face à Tourcoing, le coach du Plessis a dû revoir la formule, recomposer, élaborer, rebâtir le dôme. Avec les départs des «vieux grognards», Yannick Bazin et Philippe Barca Cysique, la perte du canonnier, Stéphane Alpha, meilleur marqueur tout de même du dernier championnat LBM, et les arrêts de Clément Bleuze et Bandiougou Traoré, c’est d’un coup la maison banlieusarde qui chancelait sur son socle, perdant  cinq joueurs du six majeur !  Alors Cédric a coiffé son casque de chantier, il a constaté, étudié, échafaudé les nouveaux plans. «C’est une équipe en reconstruction», relate-t-il. «Entre les arrêts de carrière, les départs et le besoin aussi d’un petit peu de jeunesse dans l’effectif, je savais assez tôt que ça allait changer, qu’un renouvellement était nécessaire pour apporter un peu de sang neuf. On était d’accord pour passer à autre chose.»

 

Mais ce n’est pas parce que la donne a changé, que l’ambition est repoussée à demain. Le Plessis-Robinson, qui demeure désormais la seule équipe francilienne en LBM, après le retrait d’Asnières, ne roule pas sur l’or, mais a constitué une équipe qui, de l’avis de son coach, doit tenir la route. Pour pallier la perte de Stéphane Alpha, l’entraîneur a appelé le jeune et explosif polynésien de Tourcoing, Faipule Kolokilagi, à peine 22 ans, qui avait fait quelques misères au Plessis Robinson en Play-Offs la saison dernière. «C’est un jeune pointu qui a une grosse présence physique et un profil offensif intéressant», dit de lui Cédric Logeais. Pour combler le départ de l’offensif passeur, Yannick Bazin, le technicien a misé sur l’académique Jérémy Audric, doublure à Poitiers l’an passé et en appel de temps de jeu. «C’est un passeur qui va bien mener la barque, faire jouer l’équipe. Quand Nimir (Abdel Aziz) s’est retrouvé en pointe à Poitiers, il a joué pas mal de matchs, et avant, à Cannes, à chaque fois que le coach a fait appel à lui, il a bien fait jouer l’équipe», constate le coach.

 

Autour de cette nouvelle diagonale passeur-pointu, Le Plessis Robinson a ramené sur son sol francilien natal, le réceptionneur-attaquant, Raphaël Attié (2,01 m, 27 ans) et s’est laissé tenter par une petite audace, avec la venue du central, champion universitaire canadien, John Goranson (1,99 m, 23 ans), qui découvrira le volley européen et français pour la première fois. «C’est un joueur qui sera présent physiquement, qui a une bonne énergie, qui ne se ménage pas. C’est un changement pour lui, il y aura besoin d’un temps d’adaptation, mais sur les premières impressions j’ai confiance», résume Cédric. Enfin, pour compléter et «envoyer» un peu plus encore, il a enrôlé le réceptionneur-attaquant colombien, Humberto Machacon (2 m, 26 ans), joueur à vocation plutôt offensive.

 

Les bases sont donc posées et les jeunes pousses du cru, comme Sylvain Beneix et Julien Bernard vont continuer de grandir, dans une équipe que le coach a d’abord voulue en équilibre. «On est en train de découvrir le groupe, c’est le début de la préparation, on identifie les points forts et les points faibles de chacun», exprime Cédric Logeais, qui, après les premiers regards, laisse même traîner une petite pointe de satisfaction et d’ambition. «L’équipe va certainement bien jouer. On a des solutions dans le secteur arrière, dans le secteur offensif», prédit-il, avant de glisser : «L’objectif est d’aller en Play-Offs et après de bien y figurer. Si on peut après se glisser dans le dernier carré, ce sera avec grand plaisir…»