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AS Cannes : Un état d’esprit sans faille

le 09/09/2016
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Nouvel entraîneur, nouveaux axes de travail, savant mélange des âges et état d’esprit infaillible : l’AS Cannes a des idées pour réussir sa mue et rebondir après une saison dernière décevante.

 

Il a fallu vite remballer, oublier.  A Rio, il n’y eut ni grandes nuits bleues, ni flamme olympique. L’équipe de France du couple Tillie-Josserand fut mise à terre dès la première semaine. Histoire courte, scénario brutal. «C’est le sport», dit Arnaud Josserand, l’assistant coach de la sélection nationale, qui n’a pas tergiversé en rentrant en France. Il a encartonné ses affaires montpelliéraines, dix années de sa vie, direction Cannes. Arrivée sur la Croisette le dimanche, il était au bureau le lundi ! C’est désormais une autre vie qui commence pour le nouveau coach de l’AS Cannes, de retour sur des terres qu’il a foulées cinq ans durant, entre 2001 et 2006, assistant déjà à l’époque de Laurent Tillie. «Je suis vraiment très content d’être rentré à la maison», sourit celui qui coiffe désormais la double casquette d’entraîneur et de manager général. «C’est une région que je connais bien, un club que je connais bien, même si j’en suis parti depuis 10 ans et qu’il a forcément évolué. Il faut que je l’appréhende de manière différente.»

 

En tout cas, le technicien, tout heureux de se retrouver à nouveau en bord de terrain, a sa feuille de route et connaît la mission. Cannes, premier de l’exercice régulier 2014-2015, sort d’une dernière saison souffreteuse, terminée à la 10e place, loin des Play-Offs et des espoirs qui avaient fleuri un an plus tôt. Arnaud Josserand a maintenant trois ans pour replacer au plus près des ténors l’AS Cannes sur la carte LAM. «Je considère qu’il y a trois grands axes de travail : avoir des résultats avec une qualité de jeu et un vrai spectacle ; ramener les gens à la salle, leur donner envie d’aller voir l’AS Cannes et des joueurs qui se déchirent sur chaque ballon ; relancer le centre de formation et axer un peu plus le recrutement sur les jeunes», résume le technicien. Sur le dernier point, l’AS Cannes a déjà les entraîneurs et la structure et va d’ailleurs redéposer en décembre prochain un dossier afin d’obtenir l’agrément pour le centre de formation.

 

Le défi n’est pas simple mais tentant. Et l’équipe montée cet été lui plaît assez. Autour des emblématiques anciens du sérail, Pierre Pujol et Manu Ragondet, le staff cannois a injecté du vécu, du pedigree, de l’expérience, à l’instar des centraux Horacio D’Almeida et Jiri Kral ou de l’ex-attaquant autrichien de Paris, de retour en France, Thomas Zass (1,93 m, 26 ans). Des bases solides qu’il a mâtinées, épicées d’une bonne dose d’insouciance et de fougue, avec une jeunesse en conquête, à l’image du passeur, Quentin Rossard (1,83 m, 24 ans), tout heureux de pouvoir grandir encore sous l’aile de Pierre Pujol ou de Nicholas Del Bianco (1,94 m, 24 ans), réceptionneur-attaquant canadien, à fort potentiel physique et très gros jump. «Tous les joueurs que j’ai là, je les ai voulus, c’est moi qui les ai choisis. J’ai pris des gens que j’ai sentis hypra motivés par ce challenge. J’ai des paris, des joueurs perfectibles, mais tous complémentaires les uns des autres. J’espère que cela fera un savant mélange. Mais quel que soit le résultat final, l’état d’esprit doit être le maître mot. Je ne sais pas si on arrivera à soulever des montagnes, mais au moins qu’on ne lâche rien», prévient le coach.

Les premières prises de contact vont visiblement dans le bon sens. Les rires sont francs, le groupe vit bien depuis la reprise de l’entraînement il y a une semaine. «Les mecs sont heureux d’être là. On est sur ce que j’avais imaginé sur le papier», résume le coach, satisfait. L’aventure semble donc bien lancée…