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Terville Florange : Le bon air du temps

le 08/09/2016
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Après avoir frôlé les Play-Offs, le club mosellan, qui a conservé six joueuses de la saison dernière, a entamé l’exercice très tôt, avec sérénité et dans l’élan d’une dernière saison positive.

Pompiliu Dascalu enrobe les mots d’un vernis de douceur. En ce début septembre, alors que la saison semble encore loin, que les armées de LAF s’éveillent à peine, le coach de Terville Florange se délecte du bon air du temps. Lui et ses filles, du moins celles qui ne sont pas accaparées par leur sélection nationale respective, ont pourtant repris très tôt, dès le 10 août, quand les vacances s’étiraient encore allègrement ailleurs. Mais le technicien du club mosellan est heureux ainsi : «Je ne vais pas être hypocrite, j’ai passé de bonnes vacances et j’aurais aimé qu’elles se prolongent. Mais quand l’heure du travail arrive, j’aime cela aussi. Elle est belle notre vie», dit-il, en toute sincérité.

Terville Florange ouvre la saison avec une belle envie et le club n’a pas ruminé longtemps la frustration d’une qualification en Play-Offs manquée de très peu. Au contraire, il a très tôt commencé à bâtir sur des impressions largement positives et le désir réel et vite affiché de la majeure partie des filles de poursuivre l’aventure là où elles l’avaient laissée. «On s’est quittés à la fin de la saison dernière avec l’envie de revenir. Même si on ne peut pas parler d’une saison aboutie car, à la fin on n’accroche pas les Play-Offs, il y a beaucoup de choses positives à retirer», estime le coach. Il ne fut donc pas le seul à raisonner comme cela : six de ses joueuses ont en effet très vite rempilé, simplifiant d’un coup le travail de recrutement du staff technique, qui n’a plus eu qu’à compléter l’effectif avec quatre bonnes pioches. «C’est la première fois que je garde un effectif aussi important. Ça change la donne, on est plus serein, plus relâché. Il y a plus de facilités pour bâtir autour. On se dit : j’ai ce type de joueuse en termes de caractère, de bagage technique, quel profil je dois prendre pour apporter un plus à l’équipe ? C’est tout de même plus facile que quand tu dois trouver huit joueuses nouvelles», avoue l’homme de banc.

De fait, les quatre têtes nouvelles doivent, chacune dans leur domaine, renforcer l’édifice. A 28 ans, la Brésilienne Elis Bento (1,71 m) doit amener son expérience et sa sérénité dans un groupe très jeune, avide de grandir. «C’est une volonté de s’orienter vers un groupe jeune. Il est plus facile d’attirer des jeunes joueuses qui ont envie de s’affirmer, de se montrer. Elis Bento a la capacité à stabiliser émotionnellement le groupe dans les moments chauds», estime l’entraîneur roumain. La passeuse hollandaise, Nyke Oud (22 ans, 1,87 m) est perfectible, mais elle a du gabarit et des mains et son entente avec les centrales  se met déjà gentiment en place. La réceptionneuse-attaquante grecque, Panagioti Dioti (23 ans, 1,85 m) quitte son pays pour la première fois, mais elle a le tempérament, l’investissement, la motivation, qui collent bien au projet mosellan. Enfin, la nouvelle centrale estonienne, Eliise Hollas (22 ans, 1,85 m) va amener un surplus de concurrence et une émulation saine au poste, de quoi aiguiser les appétits. 
 
Avec la mise en place d’un centre de formation, la possibilité de travailler en nombre à l’entraînement, Terville Florange, assurément, veut grandir. Mais Pompiliu Dascalu refuse encore de tracer la ligne d’ambition, même si les Play-Offs semblent un bon point de repère. «Je ne veux pas me focaliser sur les Play-Offs. Cette année, au-delà des aspects techniques et tactiques, je vais mettre beaucoup l’accent sur la responsabilisation et le désir de réussir de chaque membre de mon équipe», précise-t-il. En sachant, secrètement, que si ce travail est bien fait, Terville Florange ne sera sûrement pas loin du compte…