Billetterie

Vandoeuvre renouvelle le banc

le 07/09/2016
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Malgré une saison sportive compliquée, le club lorrain n’a pas révolutionné l’effectif, mais il a néanmoins modifié son cadre technique, avec l’arrivée d’un nouveau coach, Radoslav Arsov.

Quand  la frayeur, ainsi, vous frôle, la tentation, souvent, est de fuir, d’enfouir au plus profond les mauvais souvenirs, de changer radicalement de décor. Pourtant, le VNVB n’a pas tout cassé. Malgré une fin de saison très délicate, malgré un maintien de funambule, acquis au dernier point du dernier match, le club lorrain est resté fidèle à la politique de continuité qui sous-tend son histoire depuis bon nombre d’années maintenant. Une orientation que défend ardemment le président du club, Serge Raineri. «La continuité, c’est un peu l’ADN du club. On n’a jamais fait partie de ces clubs qui chamboulent tout à chaque saison. Nous sommes plutôt ancrés dans une forme de continuité, laquelle nous donne plus de stabilité et nous garantit un travail sur le moyen ou long terme. En moyenne, les filles restent tout de même assez longtemps chez nous et c’est aussi un gage de bonne conduite que l’on donne aux joueuses qui arrivent», explique le président lorrain.

Néanmoins, s’il n’a pas tout envoyé valser, Vandoeuvre Nancy a tout de même procéder à quelques retouches, plus remarquables que la saison dernière où, de l’Elite à la LAF, il était monté sans quasiment rien changer. Cette fois, la donne a évolué, notamment au niveau de l’encadrement technique, où tout a été revu ! Après sept saisons de concorde, le VNVB et Cyril Wozniak ont mis fin à leur histoire. «Le bilan reste positif à nos yeux. Cyril a fait le travail qu’on attendait de lui. Au bout de sept ans, c’est un peu comme les vieux couples. On a décidé de changer, d’un commun accord, mais on n’est pas fâché», raconte Serge Raineri, qui a placé sur le banc une nouvelle doublette, Radoslav Arsov et Florentina Nedelcu. Pour le coach bulgare, à la carrière de joueur reconnue (champion du Monde juniors, passé par Tours et Narbonne en LAM), c’est le challenge qu’il attendait, lui qui n’a encore jamais coaché en LAF et qui dirigeait les filles de Marcq-en-Baroeul (Elite) depuis deux saisons. Pour le président, l’audace est mesurée. «Il a les critères que l’on souhaitait, la connaissance du sport de haut niveau féminin. Avec Radoslav, le courant est tout de suite passé.»

En tout cas, le technicien bulgare fut prompt à cibler les failles et colmater les brèches. Pas de remue-ménage, mais trois coups de pinceau, trois retouches bien senties ont suffi à donner vie au VNVB 2016-2017. Avec les arrivées de trois internationales à des postes clés, Vandoeuvre fait dans le précis. En recrutant la libéro slovaque, Dominika Valachova (30 ans, 1,65 m), le club lorrain assoit plus solidement sa réception, avec la passeuse de l’équipe du Canada, Danielle Smith (26 ans, 1,78 m), il instaure une complémentarité au poste et une concurrence totalement admise par l’autre passeuse de l’équipe, Tsvetelina Nikolova. Enfin, avec l’arrivée de l’attaquante polyvalente hongroise, Agnes Pallag (23 ans, 1,78 m), aux gros physique et volume de jeu, Vandoeuvre se dote d’un bras capable de tenir la réception derrière et de faire tomber les ballons en bout de fil.  «Le recrutement correspond à ce qu’on voulait. On verra bien à l’usage si les choix sont bons», envisage le président, qui estime que le club a fait au mieux avec un budget de 550.000 euros environ.

Lancé dans une nouvelle aventure, Vandoeuvre Nancy aura comme premier objectif de s’éviter la frayeur de la saison dernière. «L’an dernier, on est à notre place, on a eu les résultats qu’on méritait. Cette année, l’objectif c’est de se maintenir sur l’avant-dernier point du dernier match !», plaisante Serge Raineri, qui voudrait, dans l’idéal, positionner très vite son club dans des eaux sportives calmes et sereines, avant de voir plus loin au fil de la saison. «L’objectif c’est de pérenniser la place du club en Ligue A le plus vite possible. Après, pourquoi pas regarder plus haut, sur des places de 6, 7, 8 qui ne sont peut-être pas injouables», veut-il croire...