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Nantes Rezé joue la connivence

le 06/09/2016
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Même si le NRMV a largement remanié son équipe, il a joué sur les affinités et les connivences pour gagner un peu de temps et être dans le bon tempo d’entrée de championnat.

 

Bien sûr, Martin Demar aurait aimé garder ses petites habitudes, ses points de repère. La saison dernière, il avait déjà dû tout effacer ou presque pour noyer dans l’oubli une saison 2014-2015 mal fagotée. Et il y était parvenu ! Au jeu du chamboule-tout, le NRMV ne s’en était finalement pas mal sorti, terminant 7e, éliminé en quart de finale des Play-Offs par Tours. L’exercice 2015-2016 avait donc été plus que convenable, sur la base d’un collectif fiable qui avait de l’esprit et du répondant. Alors, évidemment, le coach aurait voulu user de la même boîte à outils. Hélas, Jan Hadrava, pilier et pointu, et quelques autres, sont partis et Martin Demar s’est retrouvé devant un grand terrain à bâtir. «Chaque année on change l’équipe. Il y a deux ans, on était obligé de changer, car la saison avait été mauvaise. Cette fois, on fait une belle saison mais on n’a pas les moyens pour garder tout le monde. Pour moi, le volley est le sport le plus collectif et ce n’est pas évident de faire autant de changements chaque année. Mais ici, on a l’habitude de faire comme ça», constate le coach, nullement résigné pour autant.

 

C’est donc un effectif renouvelé aux deux tiers, soit huit nouvelles trognes, qui vont poser pour la photo officielle de début de saison du Nantes Rezé Volley ! Un vaste chantier pour le staff technique, mais Martin Demar, en coach habile et dégourdi, a peut-être trouvé la méthode. Au printemps dernier, l’entraîneur tchèque est passé par la Belgique, précisément par Lennik, d’où il a rapporté son nouveau pointu, le Néerlandais Robin Overbeeke (1,98 m, 27 ans) et le réceptionneur belge, Seppe Baetens (1,91 m, 27 ans), qui n’était encore jamais sorti de son pays. Evidemment, tout ceci n’est pas hasardeux. Avec ce recrutement à la frontière, le technicien joue sur les affinités, les liens déjà tissés. Avec le maintien dans l’équipe de Floris Van Rekom et l’arrivée du central de Montpellier, Jasper Diefenbach, qui jouait, tiens donc, avec Overbeeke et Baetens à Lennik il y a deux ans, le NRMV compte en effet trois Hollandais et déjà pas mal de connivences. «C’était l’un des objectifs du recrutement : faire venir des joueurs qui se connaissent déjà ou qui ont joué ensemble avant. Ils se connaissent comme volleyeurs mais aussi comme hommes, c’est très important. J’espère que ça va être payant tout de suite», envisage Demar, pas peu fier du plan échafaudé.

 

D’autant qu’autour de ce quatuor «belgo-batave», Martin Demar élève ses deux fistons, Matyas et Lukas (19 ans), le jeunot qui arrive. Un bon sang qu’il connaît forcément par cœur. Il y met aussi un passeur slovaque, Martin Repak, qui vient d’enquiller cinq saisons consécutives en Ligue A Masculine et qui débarque, lui-aussi, en Loire-Atlantique avec un coéquipier en provenance de Chaumont, le jeune libéro, Jérémie Mouiel. Bref, des balises qui devraient faciliter la mise en place du collectif et la navigation en championnat. D’autant qu’avec l’arrivée du réceptionneur-attaquant US, Cody Caldwell (2,01 m, 23 ans), le NRVM a, sur le papier, renforcé son secteur défensif. «On devrait être beaucoup plus fort en défense et en réception, on a pas mal de joueurs performants dans ce domaine», avance le technicien tchèque. En attendant de cimenter son œuvre, il se plaît en tout cas à découvrir sa nouvelle unité depuis le 16 août, jour de reprise, largement anticipée par rapport à la moyenne des clubs de Ligue A Masculine ! «J’en avais assez d’être en vacances, le volley me manquait !», sourit-il. «C’est une période agréable, tu découvres les nouveaux joueurs, il n’y a pas de stress, tu formes le groupe, ça communique. C’est franchement un régal et pour moi, la période la plus amusante de la saison.» Encore faut-il avoir l’art de tout refaire…