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Nancy : Retour sur terre

le 05/09/2016
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Promu pour la première fois en LAM l’an passé, le Grand Nancy Volley-Ball a malheureusement fait l’ascenseur. De retour en Ligue B Masculine, le club lorrain vise les Play-Offs mais veut surtout afficher une image plus conquérante.


 Forcément, tout cela l’a miné. Cette saison 2015-2016, la première de l’histoire du club lorrain en LAM, Michel Hentzen, le manager général du club, la rêvait depuis vingt ans. L’histoire de ce club, c’est un peu son épopée, sa fiole, un petit bout de sa vie. Las, la belle aventure s’est vite transformée en chemin de croix. Budget minuscule, recrutement modeste, relationnel joueurs-entraîneur très délicat : Nancy a su très vite quel serait son sort, terminant l’année à la dernière place, avec trois succès et neuf petits points. «Honnêtement, on savait, avant même de commencer la saison, qu’il aurait fallu un véritable miracle pour qu’on se maintienne», reconnaît même Michel Hentzen.

 

Revoilà donc Nancy à l’étage en-dessous, en quête de sérénité, de stabilité et d’idées neuves, après que le comité du club a validé un projet sur trois ans qui doit permettre au volley nancéien d’ancrer des bases solides. Cette saison en LBM sera donc la première pierre du nouvel édifice. Malgré son statut de relégué, Nancy n’y déboule pas la bave aux lèvres et le torse en avant. Avec un budget qui devrait tourner aux alentours de 540.000 euros et une masse salariale qui ne fait pas de gras, le GNVB sera même parmi les moins bien lotis de la bande en termes de finances ! La construction de l’équipe ne fut donc pas simple, d’autant qu’il a fallu repeindre du sol au plafond. Avec huit nouveaux joueurs et un coach tout neuf, Dario Dukic, Nancy s’élance un peu dans l’inconnu. Un grand saut à l’identique de celui de son entraîneur, puisque Dukic, qui officiait la saison dernière comme entraîneur-joueur à Canteleu Maromme (Elite) en Normandie, va vivre sa première expérience de coach pro, à temps plein.

 

Malgré cela, le manager lorrain veut être optimiste. La fin de l’exercice sportif, plutôt consistant, a redonné un peu d’allant et de confiance au club. Et le coach semble marcher dans les mêmes pas que le staff dirigeant. «C’est un pari, mais avec Dario, on a les mêmes valeurs : le travail, le travail et le travail. Sans ça, tu ne vas nulle part. Il a cette qualité, tout en étant dans le respect des joueurs. Les premières impressions sont bonnes», concède Michel Hentzen. Quant à l’équipe, le GNVB ne pouvait évidemment pas taper dans du lourd. Alors il a fait dans le rompu, l’aguerri, le racorni de LBM, un championnat intense, qui nécessite de sérieuses qualités mentales. Ainsi, Geoffrey Meyer (Tourcoing), Luka Marinkovic (Cambrai), Glenn Tuifua (Saint-Quentin) connaissent le bouzingue ! En manque de temps de jeu à Toulouse (LAM) l’an passé, le jeune libéro Romain Deveze voudra éclore, alors que le réceptionneur-attaquant international bulgare, Todor Valchev (1,95 m, 27 ans) peut envoyer quelques mines.

 

Bref, l’édifice fut plutôt vite et bien monté…jusqu’à la pointe. Car là, les choses furent un peu plus complexes. Après deux, trois lignes lancées sans succès au printemps, Nancy avait jeté son dévolu sur un jeune ukrainien de 24 ans, meilleur marqueur du championnat du Kazakhstan et bien dans le projet, Vlasyl Tupchii. Hélas, le garçon se cassa le bras chez lui mi-juin ! Nancy dût alors reprendre sa quête et cette fois, le club lorrain a fait dans le vétéran acclimaté, en enrôlant le féroce attaquant monténégrin, Mladen Majdak (35 ans, 2,02 m), déjà vu à Saint-Quentin et Tourcoing par le passé. Le bonhomme est toujours capable de faire quelques cartons (553 pts en 2013-2014 avec Tourcoing). Et Nancy en aura besoin pour effectuer en douceur son retour sur terre.