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Page neuve à Cambrai

le 02/09/2016
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Avec un nouvel entraîneur et un effectif revu aux trois quarts, Cambrai doit d’abord trouver le bon équilibre, avant de viser de plus hautes ambitions.

 

C’est une autre histoire, forcément une petite angoisse. Celle de la page blanche, des idées neuves à peine susurrées pour Cambrai, club historique du volley dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, qui entame cette saison, assurément, un nouveau cycle. L’exercice 2015-2016 fut honnête (5e sur 8, éliminé par Martigues en deux manches au premier tour des Play-Offs), mais le club avait envie d’autre chose. Et pour mener à bien ce nouveau projet, il a appelé à la barre du navire Gabriel Denys, un entraîneur en quête de performance et de plaisir après une saison délicate à Nancy (LAM) l’an passé. «Ça a été une saison compliquée oui, mais chaque expérience est enrichissante», dit-il simplement quand il évoque son passage par la Lorraine.

Un entraîneur qui connaît et ressent aussi la fibre de ce coin de France pour le volley, lui qui coacha Saint-Quentin et Dunkerque par le passé, et qui élève déjà la richesse humaine de son futur groupe en vertu cardinale. «C’est une fierté pour moi de pouvoir travailler dans ce club. Ici, il y a beaucoup de gens qui s’investissent, un réel soutien, et on sent que les gens ont envie que ça marche. A titre personnel, ce côté humain, était très important pour moi», avoue le nouveau technicien cambrésien.

 

C’est donc une donnée qu’il n’a surtout pas négligée, au-delà du talent intrinsèque des joueurs, lorsqu’il a effectué son large recrutement. Il a beaucoup misé sur les affinités et les automatismes existants pour trouver plus aisément le point d’équilibre collectif. C’est d’ailleurs dans cet esprit-là qu’il a recruté la paire passeur-pointu, Yannick Bazin-Stéphane Alpha, en provenance du Plessis-Robinson ou qu’il a rameuté le réceptionneur-attaquant russe, Vadim Deev, vu à Asnières en LBM l’an passé. «Avec un renouvellement aux trois quarts, l’objectif est d’abord de reconstruire une équipe suffisamment homogène, en allant chercher des joueurs qui ont des automatismes ensemble, des joueurs qui se connaissent humainement. L’idée est de pouvoir se servir de ces automatismes-là, que chacun amène son expérience, ses qualités personnelles, son meilleur niveau, au service du collectif, pour tirer l’équipe vers le haut», résume encore Gabriel Denys.

 

Bien sûr, dans la mise en place d’un puzzle largement remanié, il y a forcément des inconnus. Comment Jiri Vasicek (1,98 m, 24 ans), le réceptionneur-attaquant tchèque, va-t-il vivre sa première expérience hors de son pays ? Quel va être le rendement du central US, Russel Lavaja (2,02 m, 26 ans), recommandé par son compatriote Joseph Smalzer, cambrésien l’an passé mais reparti aux Etats-Unis pour un tout autre projet professionnel ? Quand le ciment collectif va-t-il prendre ? Autant d’interrogations pour lesquelles Gabriel Denys n’aura certainement pas les réponses dès la première page. «Il faudra performer et durer», avance-t-il, prudemment. «Comme la plupart des clubs, l’objectif c’est d’abord d’entrer dans les Play-Offs. On peut difficilement se projeter plus loin aujourd’hui.» Pour le coach, l’ambition viendra au fil de cette nouvelle histoire, de quelques bons tours passés en Coupe de France, de deux, trois victoires de prestige et d’un peu de plaisir aussi...