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Narbonne : L’éternel miraculé

le 01/09/2016
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Repêché  en Ligue A  pour la troisième saison de suite, malgré une saison sportive manquée, Narbonne aspire désormais à briller un peu plus sur le terrain.

 

La première fois, c’est un sentiment un peu étrange. On ne sait pas trop comment se tortiller : se réjouir d’avoir sauvé sa peau en Ligue AM, peu importe comment, ou bien adopter l’attitude charitable mais un peu compassée tout de même de celui qui regrette de profiter du malheur du voisin. Mais quand l’histoire se répète trois fois de rang, elle en devient presque drôle et on ne se soucie plus guère du reste finalement. Cette saison, Narbonne repart donc en LAM, malgré deux minuscules victoires en 2015-2016 et une avant-dernière place terminale qui devait, logiquement, l’envoyer par le fond, en LBM. Mais voilà, pour la troisième année consécutive, Narbonne a conservé son strapontin dans l’élite, bénéficiant cette fois de la rétrogradation pour raisons financières de Beauvais.  «On le vit très bien maintenant. La première fois, on s’inquiétait. Là on est très relax par rapport à ça. On a l’habitude», glisse, sur le ton de la boutade, le jeune président Jérémie Ribourel, qui a salué la nouvelle tombée fin juillet et sculpté «rapido» une équipe qu’il veut au gros cœur et à l’unité sans faille.

 

Car si Narbonne s’amuse de son statut d’éternel repêché, il voudrait enfin, cette année, présenter   un beau profil de compétiteur. Avec 1,1 millions d’euros de budget, les Centurions n’ont pas des glaives en or, mais le recrutement a été pensé pour ériger de fondamentales et précieuses vertus collectives. «On sait qu’on est un peu juste en budget et c’est aussi pour cela qu’on est fragile tous les ans. Cette année, on a fait le choix de mettre le paquet sur la solidarité, la cohésion d’équipe. Je veux que les joueurs aient le désir de jouer les uns pour les  autres, qu’ils trouvent du plaisir à faire plaisir à l’autre. Ce ne sont que des mots mais on attend vraiment ça», explique le président narbonnais.

 

Résultat, Narbonne a commencé la soudure très tôt, dès le 16 août, sous les ordres de l’homme du cru, Tristan Martin, intronisé pour de bon cette fois coach titulaire en janvier dernier, après que le club s’est séparé d'Andrea Radici. Sans moyens adéquats pour attirer de grosses pointures, Narbonne a misé sur de la valeur sûre de Ligue BM 2015-2016, avec le réceptionneur-attaquant finlandais vu à Nice, Niklas Seppanen ou encore le libéro international français chevronné de 34 ans, Florian Kilama, superbement sorti de sa retraite à Martigues l’an passé. «C’est un joueur de caractère, qui doit être notre locomotive», concède Jérémie Ribourel, heureux de ce bon coup.

 

Avec eux, Narbonne a pioché en Grèce deux centraux complémentaires, Julian Bissette (1,98 m, 25 ans), originaire de Sainte-Lucie et le Monténégrin, Blazo Milic (2,10 m, 29 ans), et embauché un réceptionneur-attaquant international hollandais, Jan Snippe (2 m, 30 ans). Avec  le capitanat donné au vétéran passeur grec, Kostas Prousalis et l’explosion attendue de la pépite à la pointe, Jhon Wendt (22 ans), Narbonne se dit qu’il n’est finalement pas si mal loti. «Je suis plus qu’optimiste, je suis enthousiaste !», se réjouit même le président. «On a recruté tard, mais on a plutôt bien recruté. La ville est derrière nous, le club a 50 ans, il y a des fondations solides.» Et puis, tout le monde le sait désormais, Narbonne est, semble-t-il, une terre de miracles…