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Quimper veut une belle vie en LAF

le 31/08/2016
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De retour en LAF après une saison en championnat Elite quasi parfaite, Quimper visera évidemment le maintien, mais avec l’idée bien arrêtée de voir plus loin.

 

 

Après avoir virevolté et caracolé toute l’année, Quimper va désormais devoir apprendre à perdre. Dit comme cela, avant même l’ouverture de la saison, la morale de l’histoire est un peu abrupte. Et pourtant, Emmanuel Fouchet, en fin connaisseur des choses du volley, le sait mieux que quiconque. Après les agapes de la saison 2015-2016, où les Finistériennes ont ravagé les terres de France telles des reines de Bretagne, ne perdant en chemin qu’un match sur vingt-deux, Quimper Volley 29 va devoir remiser le costume de super-héros en LAF. Sauf épopée monumentale, virée fantastique, les Bretonnes, promues à l’étage supérieur, vont vraisemblablement devoir éponger quelques défaites cette année. «C’est le changement de statut qui nous incombe. On sort d’une saison où la victoire était devenue presque banale pour entrer dans une période où le ratio victoires-défaites va forcément s’équilibrer, voire peut-être nous être défavorable. Il ne faudra pas se crisper», admet ainsi le technicien breton, qui entame sa troisième saison au club.

 

Mais Quimper a les moyens et l’ADN pour relever ce challenge et bien vivre en LAF dès cette saison. Le club, d’abord, n’est pas un perdreau de l’année. La LAF, il y est déjà venu (en 2013-2014) et il sait donc, un peu, comment ça se passe. Son coach, ensuite, en a vu beaucoup à ce niveau, lorsqu’il drivait les filles d’Evreux auparavant. «Le premier écueil aurait été d’arriver en LAF en culottes courtes», dit joliment Emmanuel Fouchet. «Mais l’historique du club nous permet d’éviter ça. L’avantage que l’on a c’est que c’est une redite. Le club a déjà connu ça, j’ai déjà connu ça et pas mal de nos joueuses, que ce soit en France ou ailleurs, sont déjà passées par le plus haut niveau en championnat.»

D’ailleurs, le club breton avait anticipé la chose dès l’année dernière en constituant un socle solide de joueuses expérimentées, au cv LAF déjà fourni, telles Marième Diagne ou Taiana Tere. Avec un cinq restant et des arrivées sans risque, à l’image de la nouvelle capitaine et leader de l’équipe, la centrale anglaise Grace Carter, en provenance du SF Paris Saint Cloud, Quimper dispose de garanties précieuses. «Le groupe est plus resserré en âge, plus jeune, mais avec des filles qui ont déjà un certain bagage, un vécu, des affinités existantes», confirme Emmanuel Fouchet.

 

Quimper, qui a lancé sa reprise avant-hier, ne veut donc pas faire profil bas. «Le maintien est écrit en gros à la porte du vestiaire. Mais je m’attends à un championnat très ouvert. Donc comme c’est ouvert, on va être ambitieux. On aura un rôle à y jouer !», promet déjà le coach. Avec l’idée de s’appuyer sur les points forts de l’an passé, à savoir une grosse qualité de service, une réception solide et «une bonne boîte à outils tactique», sourit le madré technicien. Avec l’objectif aussi d’améliorer le bloc-défense et de trouver de nouvelles coordinations et astuces sur une diagonale passeuse-pointue jeune et toute neuve, avec les arrivées de la Brésilienne Cécilia Aragao (1,80 m, 25 ans) à la passe et de la Cubaine, Yaremis Mendaro Leyva (1,87 m, 22 ans) en bout de fil. «Notre jeu va évoluer», annonce le cerveau du banc, qui se frotte déjà les mains à la seule pensée des plans qu’il va échafauder. Car Quimper a bien l’intention, dès cette saison, d’enquiquiner le grand monde…