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Martigues, un rôle à tenir

le 30/08/2016
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Modeste mais structuré et ambitieux, le club provençal a misé sur un recrutement d’expérience à l’accent français pour venir jouer les trouble-fêtes en LBM cette année.

 

Ils connaissent l’histoire et le chemin par coeur mais ils ne s’en lassent pas. Michel Mellot et Christophe Charroux cumulent à eux deux un sacré wagon d’années de présence au club, mais à l’heure de rouvrir une nouvelle saison la semaine dernière, d’accueillir une nouvelle troupe, de façonner un collectif, d’entamer une énième aventure, le président et le coach martégaux avaient encore et toujours cette petite et douce pointe d’excitation, preuve tangible que la flamme n’a pas encore vacillé. «J’ai 20 ans de joueur pro et huit années de coaching avec ce club là, mais je ne me pose jamais la question de savoir si je repars ou pas. En revanche, je dis toujours au club qu’il est, lui, autorisé à se la poser s’il le veut», avoue Christophe Charroux, un entraîneur bien ancré et lucide. 

 

Mais l’histoire continue et c’est très bien ainsi. «C’est une grande famille, c’est le socle», sourit l’entraîneur.  4e sur huit l’an passé d’un championnat de Ligue B quelque peu baroque, Martigues est à sa place. Au creux d’une division où il a les moyens de naviguer sereinement désormais, sans oublier pour autant de lever les yeux vers le haut. Avec 800.000 euros de budget, le club provencal n’a pas fait dans la folie douce, mais il a tenté de colmater les petites failles. Ainsi, pour améliorer la communication au sein même de l’équipe, il a opté pour des chevrons français, des expérimentés qui ne manquent pas d’appétit après une saison trop silencieuse. C’est ainsi le cas du libéro, Rija Rafidison, transfuge de Poitiers où il aurait sans doute aimé un plus large champ d’expression. Idem pour le pointu espagnol, Iban Perez (2 m, 31 ans), déjà vu en LAM à Nantes Rezé, qui sort d’un exercice à Alès (Elite 1) sans flamboiement. «Ce sont deux gars qui ont de l’expérience et qui vont avoir faim», prédit Christophe Charroux. Avec eux, le jeune central venu d’Asnières, Julien Bourdon a un vrai potentiel et le réceptionneur-attaquant, Renaud Ventresque, arrrivé de Nancy, connaît la maison puisqu’il revient sur une terre qu’il a déjà foulée durant quatre saisons par le passé.

 

Bref, le modelage semble intelligent. Martigues a également travaillé sur la structure du club, l’environnement, la communication, le staff  médical. Sans esbroufe mais par petites touches utiles, le club martégal s’enracine solidement et vise évidemment le Top 8 pour entrer en Play-Offs et voir après. «On essaie de faire avancer les choses pour mieux rayonner. Sportivement, on sait que la division sera encore une fois très élevée. Rennes et Tourcoing, sur le papier, devraient être devant, mais on aimerait être un vrai outsider dans ce championnat. Voilà le rôle qu’on aimerait tenir. On va y aller «tranquillou», on reste très prudent, mais je pense qu’on a construit un groupe compétitif, qui saura dégager une force collective. On ne construit pas l’équipe pour jouer le maintien, on reste ambitieux», envisage l’entraîneur, qui a repris avec enthousiasme le chemin de la piste et du travail physique depuis huit jours, au beau milieu de sa troupe ambitieuse.