Billetterie

Un œil sur le transfert d'Angie Bland

le 29/07/2016
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Après trois saisons à Nantes, Angie Bland, la centrale belge de caractère, apportera sa fougue, son leadership et son petit grain de folie à Mulhouse la saison prochaine.

 

Magali Magail avait regretté parfois le manque de grinta, de gros caractère de son équipe 2015-2016. Elle voulait une gagneuse, une hargneuse, une féroce pour renforcer son groupe et le tirer un peu plus haut. Avec Angie Bland, le coach de Mulhouse a assurément accroché un cœur vaillant ! La centrale belge vient de passer trois saisons à Nantes à disséminer en tous coins son désir et sa rage de vaincre. Sur le terrain, Angie est un démon, une joueuse qui transcende, qui exprime et qui porte. Voilà bien le profil qu’il fallait pour que Mulhouse soit peut-être un peu moins sage et capable d’aller chercher les points cruciaux sans concession, sans peur et sans état d’âme.

 

Pour Angie, l’opportunité aussi était belle, après trois saisons abouties à Nantes, lestées de trois finales malheureusement toutes perdues (deux en Coupe de France, 2014 et 2016, une en LAF 2014), de rebondir et tendre vers un nouveau challenge dans une équipe de haut de tableau, revancharde et ambitieuse. «L’option Mulhouse est venue assez vite, fin mai. C’est toujours agréable quand tu as une bonne option sur la table de ne pas hésiter longtemps. Après trois ans en LAF, je connais assez bien ce championnat, je m’y sens bien et c’est agréable d’avoir un nouveau projet ici, en France. Mulhouse fait partie des meilleurs clubs du championnat, va disputer la Coupe d’Europe et a toujours la volonté et l’objectif de jouer les premières places», résume la centrale native de Halle, qui déboule en Alsace avec sa grande taille (1,87 m), un vécu long comme une traîne de mariée et cette fibre de compétitrice inscrite dans son ADN. «Le mot caractère tombe partout quand on parle de moi. C’est vrai que j’adore la compétition de manière générale. Même quand je joue aux cartes, je déteste perdre. Alors vous pouvez imaginer ce que ça donne sur un terrain de volley !», admet-elle dans un franc et grand sourire.

 

Et s’il faut planter un petit grain de folie en terre pour faire pousser plus vite l’ASPTT, elle n’hésitera pas une seconde ! «Quand je rentre dans ma bulle de match, j’y suis complètement et tu ne peux pas comparer alors la joueuse et la personne. C’est clair, je suis dans la folie ! Quand je me sens à l’aise dans un club, comme c’était le cas à Nantes, j’aime donner quelque chose aux gens, transmettre des émotions. Je serai Angie telle que je suis, je donnerai le maximum et le meilleur possible. Et s’il le faut, je prendrai tout le monde sur mes épaules», dit-elle avec un enthousiasme non feint.

 

Au-delà de ses qualités de volleyeuse et d’une personnalité vibrante, Angie va aussi apporter au club alsacien une expérience capitale, accumulée tout au long  de dix dernières saisons passées à l’étranger, dans six pays différents (Espagne, Italie, Suisse, Allemagne, Ukraine et France) ! Une richesse précieuse tant sur le plan personnel que dans l’appréhension de toutes les situations de jeu. A 32 ans, Angie parle couramment six langues et son horizon est clair. «Plus tu prends de l’âge, plus tu apprécies le volley car tu sais que tu joues tes dernières années. C’est aussi pour ça que je joue à la folie, car j’aime tellement mon sport. J’ai connu des organisations différentes, des pays à la culture différente, il a fallu s’adapter à la situation, c’est une richesse dans une carrière. Aujourd’hui, je sais ce que je veux», affirme-t-elle.

 

Son souhait est simple : gagner un titre en France. Les trois finales déjà jouées mais perdues (toutes face à Cannes) n’ont fait qu’attiser le désir. «Ça pique beaucoup, énormément, même si, sur le terrain, la seule que l’on pouvait vraiment aller chercher, c’était celle de cette année en Coupe de France. On était proche. Avec Mulhouse, j’ai une autre opportunité», résume simplement celle qui décrocha la Coupe d’Allemagne avec Stuttgart en 2011. Et qui espère maintenant qu’un doux vent de folie veuille bien la pousser vers son Graal…