Billetterie

Un oeil sur Grace Carter

le 21/07/2016
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La centrale anglaise, Grace Carter, emblématique capitaine du SF Paris Saint-Cloud, a décidé de relever un nouveau défi en signant chez le promu breton, Quimper.

 

Elle sourit, avant même que l’on ait fini la phrase. Elle s’amuse de l’intonation, de l’étonnement et devine le questionnement qui nous taraude. Grace Carter, internationale britannique, aime tout faire dans l’inconfort ou presque. Et après quatre belles saisons parisiennes, malgré les plis de la frustration de deux derniers exercices où les Mariannes ont forcément rêvé de grandes choses, la centrale anglaise avait envie de revenir aux racines, envie de s’élever à nouveau et se prouver aussi qu’à bientôt 27 ans, elle était encore capable de tirer un promu comme Quimper vers le haut. « Je suis très fière des quatre années à Paris. Je suis arrivée dans ce club, qui était un peu dans la même position que Quimper. Je me souviens des sentiments qui m’habitaient alors, de ce désir de l’aider à monter. Je suis honorée d’avoir fait partie de ce club au moment où il a écrit les plus belles pages de son histoire. Il y a quelque chose en moi qui m’attire dans ce défi. Je sens que pour sortir le plus haut niveau de mon jeu, j’ai besoin de ça. Je ne voulais pas me sentir « trop installée ». J’ai encore quelques belles années devant moi, j’avais besoin de montrer que je suis encore forte. J’adore les challenges, montrer ce que je vaux vraiment et amener encore les équipes au plus haut niveau. L’entraîneur de Quimper (Emmanuel Fouchet) m’a persuadée que le club avait de grosses ambitions et que mon rôle serait très important. J’avoue, j’aime bien aussi être importante dans une équipe !», dit-elle, tout en légèreté et sans forfanterie aucune.

 

Paris a bien tenté de garder sa centrale et capitaine, mais Grace avait trop envie de ce nouveau challenge, qui lui permettra en écho de découvrir un nouveau coin de France, après Terville et Paris, ses deux premiers spots hexagonaux lors de ses six saisons déjà passées en LAF. « Ça a été une décision difficile à prendre, mais je connais des gens à Quimper, j’ai déjà quelques repères (sa meilleure amie s’est mariée récemment avec un Quimpérois et y vit une partie de l’année). Je voulais expérimenter un style de vie différent de Paris, améliorer ma culture de ce pays », reconnaît-elle.

Plus insidieusement, les deux éliminations consécutives en demi-finale des Play-Offs, au moment où les promesses étaient belles, l’ont aussi forcément un peu affectée. « Dans mes pensées, les deux grosses déceptions des deux années précédentes ont pu influencer mon choix », avoue cette grande amatrice de musique. « Avec Paris, il y a un respect mutuel entre nous. Ils m’ont donné tellement d’opportunités et d’expérience, je les remercie vraiment. »

 

Maintenant, c’est donc le regard tourné vers le ciel finistérien que Grace veut avancer, résolument. Même si rien n’est encore dit officiellement, on peut raisonnablement présager qu’elle devrait porter là-bas aussi le brassard de capitaine.  Mais c’est bien plus son expérience, son vécu et ses gros bagages qu’elle veut déménager en Bretagne ! « Mon rôle va être celui d’une joueuse expérimentée dans le monde du volley et du volley français en particulier. Je veux amener toute mon expérience, vraiment créer une bonne cohésion dans l’équipe. C’est plus important d’avoir une équipe qui joue ensemble plutôt que d’avoir une ou deux stars qui sont seules. En général, cela ne mène pas loin », assure-t-elle.

 

Et par la grâce de Grace, Quimper voudra ajouter son grain de sel à la sève d’un championnat LAF, où plus un cador ne joue un match en flânant désormais. « Chez nous, il n’y a pas une semaine où tu peux rester un peu plus tranquille », s’enflamme l’Anglaise, revendiquant sciemment l’appartenance à un championnat dont elle fait aujourd’hui partie des meubles. A Paris hier, à Quimper aujourd’hui…