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Un œil sur le transfert de Philip Schneider

le 13/07/2016
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A 34 ans et après sept saisons passées à Montpellier, le polyvalent autrichien se réjouit de tenter l’aventure poitevine, dans un rôle de «couteau suisse», où son expérience sera éminemment  précieuse.

 

Il se serait bien vu finir ses jours de volleyeur professionnel dans l’Hérault. En sept saisons à Montpellier, Philip Schneider (2 m, 34 ans) a marqué le club de son empreinte, à tous les coins et recoins du terrain. Au centre, à l’attaque, en réceptionneur-attaquant, il était comme les issues de secours d’un avion : indispensable. Mais Montpellier a engagé sa mue, avec un nouvel entraîneur et d’autres idées, puis Brice Donat, le coach poitevin, un jour, l’a appelé. Philip Schneider s’est accordé le temps de la réflexion et il a sauté ! «Poitiers, pour moi, c’est un des plus grands clubs de France. Le seul, avec Paris et Tours,  qui a gagné des titres de champion depuis que je suis en France», avise l’Autrichien, parfaitement francophone, qui honorera une onzième saison en LAM, avec un quatrième club différent depuis 2005, après des passages à Avignon, Cannes et donc Montpellier. «C’est une salle extraordinaire, un public fabuleux, une ville qui vit pour son équipe de volley. Pour moi, c’est un honneur de venir ici.»

 

Un sacré défi aussi. Car si l’Autrichien, positionné en pointe, faisait tomber les balles tous azimuts à Montpellier l’an passé (465 pts et plus de 50% d’efficacité en attaque sur 800 ballons joués), il va revenir à ses amours de jeunesse à Poitiers, dans un poste de central qu’il maîtrise, pour l’avoir déjà expérimenté à diverses périodes dans ses trois clubs précédents. «D’ailleurs, je suis central de formation», précise-t-il justement. Mais ici, l’affaire est encore un peu plus subtile que cela. Brice Donat a composé un puzzle audacieux, en décidant de replacer notamment son passeur néerlandais, Nimir Abdel-Aziz, à la pointe ! Avec les deux centraux déjà en place, Novica Bjelica et Andri Aganits, Philip Schneider débarque dans le Poitou, en deuxième rideau,  pour jouer les «couteaux suisses». Un rôle qu’il avait déjà tenu à Cannes par le passé mais qu’il n’avait à l’époque pas spécialement apprécié. «ça ne m’avait pas trop plu, parce que j’étais jeune et que je voulais jouer, jouer ! Maintenant, avec l’âge, l’expérience, je pense que c’est le meilleur positionnement pour le club et pour moi aussi. Selon les faiblesses de l’équipe, je suis là pour dépanner, je suis la roue de secours un peu partout ! Et si ça se passe bien, je vais regarder le match et apporter mon énergie depuis le banc», sourit l’attaquant polymorphe.

 

Au-delà de sa capacité à combler les diverses voies d’eau, Philip Schneider déboule à Poitiers avec un précieux vécu LAM et une connaissance du poste d’attaquant qui en fait un guide providentiel pour le jeune Abdel-Aziz, reconverti à ce poste. «C’est un grand pari avec Nimir à la pointe. Il  a des qualités physiques extraordinaires, mais il  faut aussi  être solide dans la tête à ce poste. J’essaierai de l’épauler au mieux», résume le calme et pondéré Autrichien, qui a déjà trouvé sa maison à Poitiers et s’apprête à profiter de quelques jours de vacances, chez lui, en Autriche, au bord du lac de Constance. Avant de reprendre début août sa préparation. Une routine rodée désormais et diablement efficace puisque Philip Schneider n’a pas manqué un seul match de championnat durant ses sept saisons montpelliéraines ! «Quand j’étais jeune, je me prenais la tête parfois. Maintenant, j’ai vécu tant de situations de volley, tant de choses dans ce championnat qui est, pour moi, le meilleur du monde au niveau du suspense, que je joue plus tranquille. Si le physique perd un peu au niveau des sauts, de la vitesse, dans la tête c’est différent, tu vois plus de choses. Avec l’expérience, c’est plus facile de jouer. Je trouve même que plus les années passent, mieux je joue. Jusqu’en mars la saison dernière, j’ai peut-être joué mes meilleurs parties de volley !», estime l’international autrichien.

 

Philip n’en est donc pas à scruter le sablier, loin de là. Le volley demeure un feu sacré, qui l’anime toujours. D’ailleurs, il est venu faire le nombre à l’entraînement des Bleus au premier stage à Montpellier, fin avril dernier, avec grand plaisir ! «Je ne me fixe rien du tout en terme d’arrêt de carrière, je ne réfléchis pas du tout à ça . Pour moi je suis joueur de volley à 100% ! Je n’ai pas de problème de genou, de dos, d’épaule et aussi longtemps que je serai en forme, je veux continuer. J’adore le volley !», clame-t-il. Poitiers peut déjà se réjouir d’avoir récupérer ce trentenaire polyvalent, motivé comme à ses premiers jours.