Billetterie

Un œil sur Horacio D'Almeida

le 08/07/2016
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Le central se régale de son expérience chez les Bleus actuellement, avant de basculer sur un nouveau challenge avec l’AS Cannes à la rentrée prochaine.


Il a profité de ces quelques jours de répit en famille, à Paris. Avant de retrouver le groupe France la semaine prochaine pour un périple en Pologne, lieu du Final Six de la Ligue Mondiale, Horacio D’Almeida promène son petit bonheur et une sérénité légère en ce mois de juillet. Pourtant, son début d’intersaison l’avait laissé un peu perplexe, au milieu du gué. Après une deuxième saison chaumontaise qu’il estimait aboutie, le central français espérait poursuivre l’aventure en Haute-Marne. Mais l’affaire ne s’est pas faite et D’Almeida s’est retrouvé d’un coup sur le marché. «La fin de saison est un peu ambigüe, j’ai été un peu surpris que le club ne montre pas trop d’intérêt pour me garder lors de la période des transferts. Chaumont a voulu repartir sur un nouveau cycle, donc moi j’ai pu aller voir ailleurs», raconte le central français de 28 ans.

 

C’est dans ce costume de joueur libre qu’Horacio a donc retrouvé les Bleus au premier rassemblement, fin avril, à Montpellier. Arnaud Josserand, l’assistant de Laurent Tillie en équipe de France et futur entraîneur de l’AS Cannes, était alors en quête d’un central. Dans le profil, plutôt jeune, car l’enveloppe financière dont il disposait était un peu chiche. «Je n’avais pas beaucoup d’argent et je n’ai pas osé faire une proposition à Horacio, je trouvais que c’était indécent», admet le technicien.

C’est Horacio, finalement, qui va faire le «premier pas». Après en avoir discuté avec Pierre Pujol, le passeur cannois, Horacio envoie un signal, une fumée blanche, pour manifester son intérêt. Et la chose va se faire, dans le souci des deux parties. «Horacio est un joueur qui m’a tout de suite plu. C’est un sérieux client au bloc, il a un franchissement naturel intéressant et son jeu d’attaque est assez simple, mais avec de bons angles, donc difficile à lire. Si je peux avoir un central d’expérience pour le même prix, je ne vais pas m’en priver !», justifie Arnaud.

 

Horacio, lui, est satisfait de l’accord finalisé sur deux ans. «Au final, c’est un arrangement où on est tous les deux gagnants et le challenge de Cannes me donne envie. C’est un club où je voulais venir depuis plusieurs années», avoue-t-il. En tout cas, avec ses huit saisons LAM, son expérience longue  comme un parchemin, son vécu des grands moments (deux titres de champion de France et une coupe de France avec Tours et un titre de champion d’Espagne  avec le CAI Teruel), D’Almeida a le profil de la bonne affaire pour l’AS Cannes ! «Avec la confiance, la mentalité et le travail, on va construire un groupe intéressant», prédit le central français, d’origine togolaise.

 

Mais avant de se lancer dans ce nouveau défi, Horacio vit une autre belle histoire. Une histoire française. Convoqué par Laurent Tillie, Horacio, déjà apparu chez les Bleus sous l’ère Philippe Blain en 2012, pour quelques matchs amicaux, se régale de cette épopée internationale. TQO, Ligue Mondiale : Horacio en prend plein les yeux, s’imprègne, emmagasine. «Le monde des Bleus, c’est une découverte à chaque fois, le haut niveau international, un volley plus physique et plus intense», s’enthousiasme le futur joueur de l’AS Cannes, qui rêve toujours des J.O. de Rio, même si le groupe France sera réduit à douze unités et que la logique sportive ne lui laisse qu’une infime chance d’en être.

Mais le central français se bat comme un diable, avec un état d’esprit irréprochable et une joie de vivre inaltérable. «Il profite de chaque instant, il prend tout ce qu’il peut prendre comme du bonus, il est lucide par rapport à la situation», résume Arnaud Josserand. Et Horacio ne se rend pas, loin de là ! «Je vis cela sereinement, je suis bien impliqué dans le groupe et, comme tous les joueurs, j’y crois. Je suis là parce que je l’ai mérité au vu de ma saison. Maintenant, le sélectionneur fera son choix et je respecterai sa décision. Mais je donne tout pour y être !» A tel point que Horacio n’a toujours pas lancé la recherche de son futur chez lui au bord de la Croisette. «Je n’ai pas encore eu le temps de penser à tout ça», sourit-il, le regard tourné vers les Bleus.