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Nouveaux entraîneurs en LAM !

le 16/06/2016
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Quatre clubs de Ligue AM, Sète, Tours, Montpellier et Cannes, changent d’entraîneur la saison prochaine. Une nouvelle aventure, un challenge enthousiasmant à relever pour ces nouveaux chefs de banc.

 

Il y a des choix qui marquent une carrière d’entraîneur, des souvenirs qui s’ancrent et se blottissent au creux de la mémoire. Un changement de cap, un nouveau défi, une autre trajectoire en sont, incontestablement. Même pour les plus rompus aux déménagements, même pour les opportunistes invétérés, changer de club, c’est pousser une porte, sans trop savoir ce que l’on va trouver derrière. Un mystère, une griserie qui anime, même si, en l’occurrence, c’est tout l’inverse pour le nouvel entraîneur en chef de  l’Arago Sète, Fabien Dugrip ! Assistant de Patrick Duflos durant six années, Fabien connaît en effet les moindres recoins de la maison héraultaise et c’est tout naturellement que le club l’a intronisé au départ du mentor. «Patrick m’avait dit qu’il fallait que je lui succède. Quand son départ a été acté, les dirigeants m’ont convoqué dès le lendemain pour me proposer le poste. C’est valorisant, c’est un signe de reconnaissance du travail que j’ai fait ici depuis six ans. J’étais très honoré de cette proposition. J’ai quand même pris quelques jours pour la réflexion. Ce n’est pas une décision que l’on prend à la légère, mais au final, je me suis dit que c’était une  suite logique», raconte Fabien, qui, à 40 ans, tiendra donc les rênes d’une équipe de LAM pour la première fois.

 

Sète, finalise malheureux du dernier championnat, a donc privilégié la continuité. Un moyen de rassurer les joueurs et d’effacer peut-être plus vite la tristesse d’un soir de mai à Coubertin. «Je ne me mets pas forcément de pression de résultat. Les dirigeants sont conscients qu’on ne revivra sans doute pas la même saison, mais ça ne veut pas dire qu’on va finir 10e ! L’objectif c’est de travailler sérieusement et aller le plus loin possible.  Ne pas accrocher les Play-Offs serait un constat d’échec», estime Fabien, qui pourra s'appuier sur un nouvel assistant, Thomas Quievreux. Pour Tours aussi, il va s’agir de gratter la frustration, ce vilain dépôt, après une saison achevée en demi-finale des Play-Offs, avec une Supercoupe en guise de consolation. L’an prochain, c’est au jeune mais déjà expérimenté coach italien, Giampaolo Medei (42 ans), de remobiliser tout le monde et tendre vers le point le plus haut. Lui qui a connu les grandes heures avec Macerata en tant qu’adjoint quitte Beauvais, club non maintenu dans les championnats LNV, pour Tours, candidat éternel à tous les titres hexagonaux ! Forcément, le bond est colossal. «C'était un objectif pour moi d'entraîner un jour un club comme le TVB, qui a des grosses ambitions», expliquait-il au quotidien La Nouvelle République il y a peu. «Je suis donc très satisfait, mais l'objectif principal demeure bel et bien de gagner et il va donc falloir beaucoup travailler..."   

 

Le travail, ils s’y sont déjà tous attelé. Arnaud Josserand y compris. Le nouveau technicien de l’AS Cannes suit ainsi l’avancée des affaires de son futur club depuis… l’Australie où il tient son poste d’entraîneur adjoint des Bleus, auprès de Laurent Tillie, durant la Ligue Mondiale ! Pour lui, l’envie de terrain a été la plus forte. À 52 ans, Arnaud Josserand a un CV, un passé, une expérience qui parlent pour lui.  À Montpellier depuis dix ans, il a touché à tout : coach, coach-adjoint, directeur sportif, manager général ! Mais il voulait retrouver le devant du banc, l’entraînement, les séances, le pouls du match tout simplement. « Mon envie c’était de construire l’équipe, de concevoir les entraînements, d’animer les séances, de coacher, d’essayer de trouver les solutions sur le terrain !», s’enthousiasme-t-il. Il était donc presque logique qu’il repasse par Cannes, club où il fut entraîneur adjoint de Laurent Tillie, déjà, entre 2001 et 2006 et où il cumulera la saison prochaine les postes d’entraîneur et manager. «L’AS Cannes est mon club de cœur, une ville que je connais bien, un environnement que je connais aussi», explique Arnaud, l’homme aux multiples casquettes, qui a bouclé à 95% son effectif pour la saison prochaine.

 

Olivier Lecat va retrouver lui aussi des terres qu’il a autrefois foulées. Après trois saisons aux émotions contrastées à Tourcoing, l’ancien passeur international revient à Montpellier, là où sa carrière de joueur a commencé. Un choix pesé et réfléchi, bien plus qu’un désir enfin résolu. «J’ai débuté ici, au CNVB puis à Montpellier (de 1988 à 1991). C’est le début de ma carrière de joueur, ce sont des choses qui comptent. Mais, c’est plus un additif. Je ne me levais pas tous les matins en me disant : il faut que je revienne à Montpellier !», raconte-t-il dans un sourire. Dans l’Hérault, il a trouvé un projet qui l’a titillé, l’a motivé, alors qu’il semblait arrivé au bout de l’aventure tourquennoise. «J’ai senti qu’on avait envie de me faire confiance, envie de travailler avec moi», justifie Olivier Lecat (49 ans), qui quitte le Nord de la France avec une richesse supplémentaire dans ses bagages. «J’ai eu l’impression d’être dans une machine à laver pendant 3 ans, où tu cours dans tous les sens. Mais j’ai beaucoup appris et le bilan est enrichissant. Tu te construis dans les différentes expériences et c’est important d’aller se mettre un peu en difficulté, de bouger, de changer d’environnement», admet Olivier, qui a désormais réglé la boussole sur un autre horizon...