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UN ŒIL SUR LES CHAMPIONS : PARIS (LAM)

le 19/05/2016
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Sacré après d’excellents Play-Offs, Paris va cependant devoir reconstruire un collectif et combler des départs majeurs. Mais le recrutement avance bien et le club parisien est prêt à faire sa mue et relever un nouveau défi.

 

C’est souvent le lot des têtes couronnées du volley français. Un sacre hexagonal (le premier depuis 2009 pour le Paris Volley) et un ticket pour la Ligue des Champions ne suffisent plus aujourd’hui à convaincre les héros de rester pour une épopée de plus. Paris a beau brandir son magnifique titre de champion, acquis au terme d’une phase de Play-Offs pareille à une renaissance, les cadres de l’équipe 2015-2016 ont quasiment déjà ôté leur médaille du cou. «On aura sans doute six  joueurs du sept de base qui vont changer. Mais c’est bien aussi parfois, il y a des fins de cycle, il faut savoir bouger les choses», admet ainsi le président parisien Michel Rougeyron.

Parmi les pertes  majeures, celles de Mitja Gasparini, Dmitrii Bahov, Markus Steuerwald sont déjà actées, le départ de Nicholas Hoag quasiment validé et celui de Davide Saitta fortement envisagé. «On fait face. Quand on gagne, on s’expose, les joueurs s’offrent de la visibilité et attirent l’œil des clubs étrangers bien plus puissants financièrement que nous», résume ainsi l’entraîneur du Paris Volley, Dorian Rougeyron. Gasparini file ainsi en Corée pour un salaire sans commune mesure avec ce qu’il touchait à Paris et Hoag est courtisé par les tout-puissants championnats polonais, italiens et turcs !

 

Bref, Paris doit remettre tout à plat. Mais il avait de toute évidence anticipé la chose, dans le courant d’une saison régulière qui fut tout sauf…régulière justement. Car, même avec un titre de champion en poche, le club francilien convient que l’exercice régulier fut un peu cahoteux et qu’il faut revoir l’ADN de l’équipe. Pour la saison qui s’ouvre, son coach voudrait qu’elle n’attende pas les dernières heures pour combattre pleinement. Il veut une équipe vindicative et de caractère. En ce sens, les arrivées du libéro japonais, Taichiro Koga (1,70 m, 26 ans) et celle du central, Champion d’Europe français, Franck Lafitte, correspondent pleinement au profil. Entre audace et prestige, Paris a réussi là deux jolis coups. «J’aimerais qu’on présente un visage plus combatif que ce qu’on a montré durant la saison régulière. Taichiro m’a plu par l’énergie qu’il amène. Il a un gros volume défensif et il est très fort sur le jeu de transition. Franck, lui, a de grosses qualités défensives, notamment au bloc, tout en étant bon offensivement. Mais j’aime aussi cette combativité, ce qu’il dégage sur le terrain. Il a du leadership et c’est un facteur qui nous a poussé à le recruter », explique le coach parisien.

 

Avec le réceptionneur-attaquant, Champion d’Italie avec Modène, Thiago Sens (1,98 m, 30 ans) et les arrivées imminentes des remplaçants de Gasparini et sans doute de Hoag, Paris se construit vite en tout cas. «Le recrutement n’est pas loin d’être bouclé. Je pense que l’on a bien travaillé et que l’on présentera une équipe qui tiendra la route», glisse ainsi le président, Michel Rougeyron, sans en dire plus. Avec un budget de fonctionnement aux alentours de 1,5 million d’euros, Paris ne roule pas en carrosse, mais le titre conquis il y a quinze jours et le petit frémissement autour du volley parisien qui semble s’instiller un peu plus d’année en année sont des marqueurs qui donnent envie de batailler. «Notre philosophie est un peu toujours la même : se présenter pour gagner», résume l’entraîneur. Un credo qui fait parfaitement écho au président quand il dit : «On va essayer de faire, si ce n’est mieux, au moins aussi bien la saison prochaine.» Paris a montré cette saison qu’il était largement capable de relever de grands défis.