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LES BLEUS DE LNV

le 13/05/2016
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Les Bleus de Laurent Tillie, avec neuf joueurs LNV 2015-2016, disputent ce soir à Tourcoing, face à l’Iran, leur premier match préparatoire au TQO de Tokyo (28 mai au 5 juin), ce rendez-vous capital qui pourrait propulser le volley masculin français aux J.O de Rio.

 

C’est une petite pierre, un premier pas vers le grand horizon olympique. Ce soir à Tourcoing, puis demain à Harnes, face au même adversaire, l’Iran, l’équipe de France va disputer ses deux rencontres préparatoires d’avant TQO au Japon. Pour le coup, le résultat importe sans doute un peu moins que la forme et les états de forme. À deux semaines du TQO, le sélectionneur Laurent Tillie, qui a récupéré ses troupes en ordre dispersé (Sidibé et N’Gapeth n’arriveront que dimanche), au gré de l’allongement et de la bonne ou mauvaise fortune des saisons des uns et des autres, voudra d’abord retrouver un profil, un esprit, du jeu et du caractère, tout ce qui a fait la réussite de cette équipe de France, championne d’Europe en octobre dernier.

Ce TQO au Japon, il est au marbre,  inscrit en lettres capitales, indélébiles, depuis la finale perdue au TQO de Berlin en janvier. C’est une deuxième chance pour Rio, le chemin vers l’Olympe et des J.O. que les Bleus n’ont plus connus depuis 2004 à Athènes. Bref, c’est le rendez-vous majeur. Les J.O. sont le point de mire du volley français depuis quatre ans. Et cette fois, l’horizon se rapproche.

 

Neuf joueurs LNV 2015-2016 sur les dix-neuf convoqués par le sélectionneur ont été retenus pour ce stage préparatoire, dans un groupe France élargi, qui devrait être réduit à quatorze unités la semaine prochaine, avant le départ pour l’Asie le 19 mai. Une base solide, qui confirme encore la bonne santé d’un championnat LAM, qui a sacré Paris la semaine passée et révélé, au passage quelques pépites, dont trois font leur première apparition dans le groupe France. C’est ainsi  le cas de l’attaquant de Chaumont, Pierre Jean Stephen Boyer (20 ans), quatrième marqueur du championnat et véritable sensation de la saison. Avec lui, le passeur toulousain, Antoine Brizard (22 ans) pousse aussi la prestigieuse porte de la maison bleue, de même que le central de Chaumont, un peu plus expérimenté, Horacio D’Almeida (27 ans). À l’autre bout du panel, il y a Hubert Henno, 39 ans, libéro et vétéran d’illustres guerres passées (deux finales d’Euro perdues en 2003 et 2009), auteur d’une saison irréprochable à Tours, et toujours prêt à rendre service aux Bleus.  «L’objectif olympique est important, il ne faut pas se rater. Si on arrive à se qualifier, ce sera énorme pour le volley français», disait-il fin novembre dernier.    

Avec eux, le Sétois Thibault Rossard, MVP de la saison et futur pensionnaire du championnat polonais, repart pour un tour après une première apparition au TQO de Berlin en janvier. Les centraux, Jonas Aguenier et Franck Lafitte, membres du doublé magique, Ligue Mondiale/Euro en 2015, sont eux aussi de l’aventure, de même que le passeur cannois, champion d’Europe 2015, Pierre Pujol. Et puis, il y a Trévor Clévenot, le réceptionneur-attaquant toulousain, qui saute à nouveau dans le bon wagon. Après avoir vécu en cours les joies de la Ligue Mondiale, il n’avait pas été du voyage à l’Euro puis écarté in extremis de la liste des 14 à Berlin. À son poste, la concurrence est rude et les noms prestigieux. Mais il profite de ce stage depuis le 1er jour, le 25 avril dernier, pour apprendre encore et emmagasiner.  «Je suis toujours content de revenir en équipe de France. Je prends ça comme du bonus. Eux m’apportent énormément par leur niveau de jeu, c’est tellement enrichissant, que tu n’as qu’une envie, c’est donner le maximum. Je suis à fond, tête baissée !», clame-t-il.

 

En tout cas, qu’il soit ou non inclus dans la liste des 14, Trévor, comme tous ses camarades, se sent investi d’une mission particulière. «On ressent bien que le rendez-vous est important. Ça fait quatre ans qu’on en parle, que Laurent parle des J.O. comme l’objectif majeur pour l’équipe de France. On est dans cet état d’esprit depuis le début de la prépa. On sait que c’est l’objectif le plus important pour le volley français», assure-t-il. Et c’est bien cette flamme qui les guide aujourd’hui…