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Retour sur les Finales LNV

le 10/05/2016
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Samedi dernier à Coubertin, les finales LNV ont sacré les challengers. Cruel pour Rennes et Sète, qui avaient largement dominé la saison régulière, mais c’est aussi ce qui fait la beauté d’une finale en un match et la preuve de la grande densité des championnats cette saison.

 

Forcément, côté vaincus, certains grincent un peu des dents. Surtout, quand, à l’instar de l’incroyable scenario des finales LNV 2015-2016, les trois équipes a priori favorites échouent toutes le jour J. L’épilogue est rude, la fin un peu cruelle, notamment pour Rennes, qui caracola en tête toute l’année, qui archi domina la saison comme rarement, mais qui, le jour du sacre, s’est affaissé un peu et a  laissé la gloire, le titre, l’accession en LAM et tous les lauriers à Nice, équipe haute en caractère et dont l’audace a fini par payer. «A chaud, comme ça, je dirais bien que la formule de ce championnat, c’est de la m…», clamait Olivier Ragondet, sous le coup de la frustration et de la colère, quelques minutes après la défaite.

 

La rancœur est légitime. Frédérick Francillette, le patron de la commission sportive, en convient. «On comprend la tristesse des perdants, notamment pour Rennes. Mais dès lors qu’on introduit des Play-Offs qui remettent en cause les résultats de la saison régulière, on ajoute aussi forcément une part de risque. C’est aussi une séquence du championnat qui indéniablement intéresse tout le monde, spectateurs comme médias. Ça fait partie du jeu que tout le monde accepte au départ», explique-t-il. Mais s’il est facile en amont de la saison de valider les règles du jeu, il est, humainement, plus difficile de s’en accommoder quand ça se termine «en eau de boudin», selon l’expression du central rennais, Gerald Hardy-Dessources, samedi. Car, au-delà d’un titre manqué, Rennes a du mal à se dire que sa belle saison ne lui apporte finalement rien. Dans un championnat de Ligue B réduit à huit clubs, autour d’une formule «un peu alambiquée mais il était difficile de faire autrement pour faire vivre ce championnat», concède Frédérick Francillette. Faire deux montées revenait à envisager quatre descentes de LAM ce qui semblait pour le moins « bancal ». Il n’y avait, cette saison, qu’une seule montée au lieu de deux habituellement et elle revenait logiquement au champion de France. Il «suffisait» en somme d’être bon le jour de la finale… Cruel sportivement, sans doute, mais c’est aussi la règle pour les sprinteurs d’une finale olympique et c’est ainsi également que l’on décerne le bouclier de Brennus en Top 14 de rugby.

La qualification en Ligue des Champions ne consolera sans doute pas non plus Sète et Cannes, en LAM et LAF, mais aujourd’hui, le volley français de clubs, n’a sans doute pas les moyens de faire autrement qu’une finale sur un match sec. A l’heure actuelle, avec la nouvelle donne télévisuelle, via L’Equipe 21, peu de salles sont vraiment en mesure d’accueillir dans des conditions équivalentes  une, voire deux manches de finale à domicile. En termes de visibilité et de retombées médiatiques, ce choix sportif semble être, à ce jour, le plus adéquat. «C’est mon avis personnel, mais à l’heure actuelle, avec le contrat TV sur trois ans, j’ai le sentiment, qu’on n’est pas encore au bout de cette phase de travail de médiatisation, de production économique pour remettre le volley au côté de nos voisins du hand et du basket. Une formule sportive n’est jamais figée,  mais on imagine mal aujourd’hui une finale de championnat dans une salle de 600 personnes ! Il faut encore un peu de temps pour qu’on soit en capacité de faire ça», estime le responsable de la commission sportive.

 

Et puis, au-delà des manques structurels, les contingences calendaires compliquent encore la donne. Et ça ne devrait pas s’arranger la saison prochaine. Si les trois divisions (LAM, LAF, LBM) devraient repartir à 12 équipes, la CEV élargit son format de compétition en Ligue des champions, avec l’instauration d’un tour préliminaire que disputeront notamment les vice-champions de France (Sète et Cannes) et peut-être Tours, qui a demandé une wild-card pour participer à la première compétition européenne, soit six matchs supplémentaires ! «Ce n’est pas facile pour organiser le championnat. Dans certains clubs, des joueurs vont rentrer des J.O. et vont être très sollicités. A un moment donné, ça va poser des problèmes et il va falloir réfléchir à un certain nombre de choses pour avoir un peu plus de mou pour les joueurs», avance Frédérick Francillette.

 

En tout cas,  la LNV planche déjà sur ses plateaux 2016-2017, même si elle demeure suspendue aux décisions et aux agréments rendus par la CACCP, mi-juin. D’ores et déjà, en plus de l’ascenseur sportif classique, elle a mis en place un système de wild card qui devrait permettre à une équipe de monter dans un championnat professionnel en cas de place vacante. On sait déjà qu’un ticket pourrait ainsi être octroyé à un club du championnat Elite masculine ayant la volonté et la capacité de jouer en LBM la saison prochaine, puisque Asnières ne repartira pas en Ligue BM. En attendant, le retour au jeu est prévu, lui, pour le week-end du 22 et 23 octobre prochain et même le 15 octobre pour les prétendants à la Supercoupe (Cannes et St Raphaël chez les filles, Ajaccio et Paris chez les hommes).