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Journées des Finales

le 06/05/2016
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Samedi, à partir de midi, la salle Pierre de Coubertin à Paris sera le grand théâtre des trois finales LNV. Ambiance garantie en tribunes et rêves en grand sur le parquet.

 

Cette fois, ils y sont. Au pied de la dernière marche, celle qui mène au Graal, la quête ultime, l’ivresse du plus haut sommet. Rennes et Nice en LBM, Cannes et Saint-Raphaël en LAF, Sète et Paris en LAM : trois affrontements, six désirs identiques, ardents, tendus vers ce même rêve en grand, accrocher le titre de champion de France. Et pour Rennais ou Niçois, y atteler en plus le bonheur suprême d’une accession en Ligue AM.

Samedi, dans l’air brûlant de Coubertin, il y aura ce mélange d’angoisse, d’attente et d’espoirs mêlés. Dès midi, Rennes, qui a caracolé en tête toute l’année en Ligue BM, qui a déjà perdu ici même une finale cette année (celle de la coupe de France face à Ajaccio), n’aura qu’un objectif : valider sa domination et se propulser en Ligue AM, après avoir tracé la voie toute la saison. «Mentalement, on est prêt parce qu’on le mérite», estime l’entraîneur Nikola Matijasevic. Mais, Nice, qui s’y colle pour la troisième fois de rang, voudra un autre éclair, un autre dénouement.

 

Chez les femmes, le RC Cannes connaît le rendez-vous, c’est le 23e de suite auquel il se rend ! Mais en face, Saint-Raphaël déboulera en se disant qu’il n’a pas perdu face aux Cannoises cette saison et que la belle histoire aurait tout du conte de fée pour peu qu’elle s’écrive jusqu’au bout. «On jouait le maintien en début de saison. Après, dans le sport, il se passe parfois des petits miracles», glisse l’entraîneur des Varoises, Giulio Bregoli.

Et que dire de l’apothéose, ce duel entre Sète et Paris. D’un côté, l’équipe qui a enchanté la LAM par son jeu et son caractère. De l’autre, une équipe parisienne qui s’est construite au fil du temps et qui, aujourd’hui, croit en elle. «On arrive plein de confiance. Bien sûr que l’on veut finir avec le titre, mais quoi qu’il arrive, on ne partira pas les mains vides, la saison est déjà positive», avisait hier le Sétois Marien Moreau, bienveillant et prudent, comme s’il ne voulait pas trop en dire.

 

Bref ça va bagarrer, à l’image des entraînements de ce vendredi soir, détendus, mais tenus, sérieux, appliqués. L’événement est magique et d’importance. Coubertin sera plein et il faudra être prompt samedi matin à 11 h, à l’ouverture des billets pour s’octroyer les dernières places mises à la vente, à partir de 10 euros. Chaque club aura, en soutien, sa cohorte de supporters et parmi elles, Sète a fait les choses en grand, en remontant de l’Hérault près de 600 âmes exaltées pour pousser l’Arago vers son premier titre de champion de France ! A Coubertin ce samedi, il y aura du calicot, du chant à tue-tête et du bruit en cascade.

 

Et pour que le rendez-vous soit au plus juste, soigné dans les moindres détails, la LNV inaugurera le challenge vidéo avec le procédé DataProject. Dix-neuf caméras seront ainsi disséminées dans l’axe des lignes du terrain et en bout de filet pour réparer tout litige et apporter un soutien précieux aux arbitres. Sur le principe du tennis, chaque club, durant la rencontre, aura le droit d’y recourir deux fois par set et conservera ses deux jokers si la vidéo lui donne raison. Testé dans une nouvelle configuration en Italie il y a quinze jours, le système n’a, a priori, que du bon.

Avec la mise en place d’un radar pour mesurer la vitesse des services, qui a frôlé vendredi les 100 km/h mais devrait allégrement les dépasser samedi, un écran géant installé en bout de terrain, ces finales, retransmises sur L’Equipe 21 (LAF et LAM), devraient prendre un joli relief. Les duels promettent de magnifiques envolées. Et si vendredi soir, au moment de poser pour le selfie de fin d’entraînement, il y avait de la décontraction et des sourires, ce samedi, à l’heure de toucher le rêve du bout des doigts, il n’y aura plus sur le terrain que des bêtes féroces.