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Retour sur les 1/2 finales matchs d'appui

le 02/05/2016
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En dominant en trois manches le quadruple champion de France en titre, Paris a fait sensation et disputera une quatrième finale de rang. En LAF, Saint-Raphaël aussi est allé chercher sa place en finale à l’extérieur, sur le parquet du Stade Français Saint Cloud !

 

Il y a eu des larmes, du désarroi et beaucoup d’incompréhension. Samedi soir, dans un Grenon bondé, bouillant et réjoui, Tours a failli. Dans les grandes largeurs. Sur le match qui devait le porter vers une septième finale consécutive, qui pouvait le mettre sur la voie d’un cinquième titre de rang, le TVB a sombré (0-3). Dominé par une équipe de Paris, lucide dans la gestion des émotions et de l’événement, et appliquée dans le jeu. Rattrapé aussi, de manière assez incroyable, par la peur de ne rien toucher cette saison, hors une Supercoupe qui ne fait aujourd’hui même pas la taille d’un amuse-gueule dans l’estomac vide de ce géant du volley français.

Tours n’a pas su appréhender la chose, il a précipité, galvaudé. Sans service fiable, le TVB a donné quinze points gratuits à son adversaire sur la mise en jeu ! Trop, beaucoup trop sur une rencontre décisive… Et Paris a fait son miel de l’offrande. Le Paris Volley a tout fait mieux que le TVB en réalité samedi soir : il a mieux servi, souvent malmené la réception tourangelle, mieux attaqué et son block a fait les points nécessaires quand il a fallu (12 contres à 5). Nicholas Hoag avait prédit, en fin de saison régulière, que si les individualités parisiennes s’unissaient vraiment, tout serait alors possible. Samedi prochain, à domicile ou presque, Paris disputera sa quatrième finale consécutive. Et s’il a perdu les trois premières, il a déjà vaincu le signe indien, en faisant tomber son bourreau d’hier, Tours. Et samedi, c’est Sète, la meilleure équipe de la saison, qui s’avance…

Il était dit que ce week-end crucial serait donc sensationnel. Car en LAF, alors que l’on pensait les Mariannes du Stade Français capables de s’imposer à domicile pour s’ouvrir enfin les portes de la finale, cinquante-six ans après le seul titre du club à ce jour, c’est Saint-Raphaël, croqueur de grosses têtes toute l’année, qui a empoché la mise, porté par les assauts de son tandem, Vindevoghel-Kajalina (35 pts), et s’est invité à son deuxième premier grand bal de fin d’année, après la finale perdue il y a…23 ans, en 1993 ! Une trajectoire vertigineuse pour ce club revenu en Ligue AF il y a deux ans seulement et qui, sous la houlette de Giulio Bregoli, s’est hissé en deux saisons dans le monde des grands ! Pour Paris, en revanche, si la saison confirme pleinement son statut de club cadre désormais en LAF, il échoue encore en trois manches aux portes de la finale.