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Un œil sur les Finalistes : Rennes

le 28/04/2016
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Vainqueur de Martigues en deux matchs en demi-finale, sans concéder le moindre set, Rennes est au rendez-vous. Attendu mais serein et favori de la finale LBM qu’il disputera face à Nice.

 

C’est une victoire ordinaire, une qualification pour la finale qui ne suscite pas plus d’exaltation que cela. Rennes est simplement là où il voulait être, où il devait être. Cette saison, le club breton a tout ventilé, tout concassé sur son passage. Dominateur d’un bout à l’autre, il ne pouvait en être autrement et tout manquement de sa part au rendez-vous du 7 mai prochain à Coubertin aurait été une bien étrange incongruité. «On nous a habillés ou on s’est habillé dans le costume de favori. Maintenant, c’est simple, il faut qu’on assume. On le savait depuis la première phase, on était attendu. Jusque-là, on a plutôt bien assumé», résume le madré et expérimenté coach d’origine serbe, Nikola Matijasevic.

 

En demi-finale, Rennes a maîtrisé, comme souvent. Deux fois 3-0, quelques moments de flottement à peine visibles hier soir lors du match retour, mais au final, une impression de stabilité, de solidité, un jeu tenu, efficace, qui lui font une carrosserie et un mental quasiment inébranlables. Les chiffres cinglent comme des lames : Rennes n’a plus perdu en championnat depuis le 6 février dernier (2-3 face à Saint-Quentin) et vient d’aligner douze succès de rang en concédant…quatre sets seulement ! «Rennes a tout de la Ligue A, c’est une machine», disait hier l’entraîneur niçois, Mladen Kasic, futur et ultime adversaire de la saison, samedi prochain à Coubertin, en finale.

 

Sans doute que Rennes a le profil et la carrure d’un escadron d’élite. Mais en attendant, il n’y est pas encore. Et si les augures lui sont largement favorables, le club breton va devoir gérer cette semaine l’attente et l’empressement tout autant que la pression inhérente au favori de la compétition. Mais le coach a la couenne suffisamment racornie et son groupe semble taillé dans une pierre qui résiste à tout. «J’ai un groupe tellement professionnel, intelligent, vraiment sage, appliqué, que mon travail sera plus facile. On a vécu une saison où on a  accumulé beaucoup de confiance. C’est un avantage qui peut payer dans le money time. On va se mettre tous dans cet état de confiance, sans tomber dans l’excès de confiance. De toute façon, un match, c’est toujours une finale, ce n’est pas la peine de dire et répéter combien tout le monde a envie de la gagner», résume posément l’entraîneur rennais.

 

Sans doute s’attellera-t-il plus à garder ses hommes en vigilance, face à un adversaire qui n’a pas vraiment le même morphotype que celui qu’ils ont facilement dominé 3-0 lors de leurs deux dernières confrontations. Avec l’arrivée du pointu, David Feughouo, et Jérôme Clere, débarrassé de ses soucis physiques, «Nice est vraiment une belle équipe. Ce n’est plus la même», constate le coach rennais. Mais si Nice, sur son talent, est capable de coups d’éclat, de fulgurances, Rennes a pour lui la constance et une discipline de jeu impressionnante. «Je pense qu’on tourne aux alentours de quatre fautes par set en moyenne, ce qui est impressionnant. On n’a pas des joueurs plus physiques que les autres, mais on a un jeu qu’on essaie d’appliquer et souvent, ça réussit», constate le technicien rennais.

 

À la baguette, Rennes possède surtout le meilleur passeur, et de loin, de la Ligue BM. Sans esbroufe mais hors norme, Kert Toobal est le faiseur de jeu parfait. «Kert, c’est d’abord un joueur hyper intelligent. Il n’a pas ce côté star, ne fait pas de cinéma. C’est un vrai passeur, qui joue vraiment pour l’équipe. il est hyper positif, bosseur, il a l’expérience et le leadership aussi. C’est un joueur qui cadre, qui pousse, c’est le passeur leader», résume son coach.

 

Deux ans après sa relégation et derrière un exercice 2014-2015 calamiteux, Rennes se verrait bien y retourner et gagner une finale cette année, après avoir perdu de justesse celle de la Coupe de France face à Ajaccio. «Le club, les joueurs, le public, tous ces gens méritent pleinement qu’on gagne cette finale», dit le coach, qui a déjà fait grimper Vannes, Beauvais et Chaumont à l’échelon supérieur par le passé ! Une défaite serait une triste fin et la saison, pourtant pleine jusqu’ici, sans doute vécue comme un échec. «L’enjeu est énorme pour le club et pour chacun individuellement. On sera pleinement jugé là-dessus, on le sait. Tout ce qui a été fait avant s’oublie», concède le technicien, qui sait aussi qu’il y a une personne pour laquelle tout ce groupe désire plus que tout réussir. C’est le président, Thibault Mativet, qui lutte depuis plusieurs mois contre la maladie. «J’espère qu’on va la gagner pour lui. C’est la seule chose qui lui éclaircit la vie», raconte Nikola, ému. Et s’il ne fallait qu’une raison pour ne pas rater ce rendez-vous, pour Rennes, elle est ici…