Billetterie

le 26/04/2016
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Etonnant demi-finaliste, Venelles reçoit Cannes dans la salle Louison-Bobet d’Aix-en-Provence jeudi soir. Pour le club, le rendez-vous est grand. Pour son coach, Félix André, l’exploit demeure possible.

 

- Félix, qu’est-ce qui motive le club de Venelles à faire tant d’efforts pour accueillir Cannes et les caméras de l’Equipe 21 jeudi ?

- C’est une fierté de montrer à tout le monde comment l’équipe joue, une fierté de passer à la télé. Il y a une vraie volonté du club de faire ces efforts pour être à la hauteur de l’événement. Tout le monde a bien conscience que notre salle ne suffit pas pour accueillir une telle demi-finale. La salle Louison-Bobet fera 1200 places en configuration match jeudi, soit quasiment le double de celle de Venelles qui fait 600 places quand elle est pleine à craquer.

 

- C’est évidemment un plus indéniable en terme de communication, pour recevoir la télé etc… Mais quand on est technicien ou joueuse, on a ses repères. Ça ne vous embête pas un petit peu ce «déménagement» ?

- Forcément, c’est à Venelles qu’on a eu cette saison tant de belles victoires, c’est dans cette petite salle que l’on a écrit notre histoire. Mais bon, cette démarche montre que le club veut encore franchir un cap aussi. Le maire de Venelles était présent à Cannes pour le match aller, c’est significatif de l’intérêt de la ville. On essaye de surfer sur la bonne vague, le caractère exceptionnel des résultats. On n’est jamais sûr que cela recommence demain. Il faut utiliser ça à bon escient. On a envie de montrer qu’on est capable de le faire. C’est du taf, ça nous demande beaucoup de choses, mais on veut réussir ça.

 

- Vous avez pu vous entraîner dans la salle déjà ?

- Non. Je suis allé la voir pour la première fois samedi après-midi et elle n’était pas encore en configuration volley ! Le sol n’était pas encore totalement posé. Mais on devrait pouvoir effectuer un entraînement dedans mercredi, la veille du match. Encore une fois, pour le technicien que je suis, ce n’est pas l’idéal, mais structurellement parlant, Venelles n’était pas capable de supporter une demi-finale retour dans sa salle. Et ce choix d’aller jouer à Aix, non seulement je le comprends, mais je l’ai aussi porté avec le président. Pour moi, la saison sportive est plus que réussie. Désormais, l’objectif est différent. C’est montrer un savoir-faire, montrer que Venelles peut réussir quelque chose. On prend l’ogre mais on y croit clairement et le match de dimanche (défaite 3-1 à Cannes) nous donne encore plus de raisons d’y croire.

 

- Qu’est-ce qui fait la réussite de Venelles cette saison : le recrutement judicieux, l’entente avec le staff, la sérénité du club etc… ?

- Un peu de tout ça. C’est un équilibre dans le truc. L’année dernière déjà, on fait une très bonne saison. On fait 7e et on emmène Le Cannet au match d’appui. La progression est constante. Cette année, on fait 5e, on est en demi-finale. C’est une saison historique, même si on voudrait bien être européen et que l’on n’est pas encore assuré de l’être puisque Saint-Raphaël peut encore nous passer devant ! Je crois qu’on a appris des erreurs de l’an passé. On a modifié notre façon de travailler. Il y a eu un gros boulot du staff, du club, avec des gens qui bossent comme des dingues. Derrière, on a fait un recrutement malin, en gardant 80% de notre effectif et en identifiant nos lacunes, en ciblant bien les points à corriger. Notre passeuse (Valeria Caracuta) a changé pas mal de trucs, d’autres, qui sont restées, ont haussé leur niveau de performance. 

 

- Dans le jeu, qu’est-ce qui a changé à Venelles cette saison ?

- Là aussi, c’est un équilibre, une stabilité que l’on a trouvée. On est beaucoup plus constant, on est plus en maîtrise dans la gestion de l’événement, des moments chauds. On a appris tout cela. On n’est plus juste le petit club de village de Venelles, mais une équipe qu’on commence à redouter. Dimanche, on a appris à jouer devant les caméras, certaines joueuses n’avaient jamais joué devant les caméras ! Depuis deux ans que je suis coach, c’était le premier match télévisé pour le club, c’était une fierté. C’est pour ça que le changement de salle doit nous permettre de montrer qu’il y a ici un savoir-faire.

 

- On a le sentiment que ce club grandit en toute sérénité sans se précipiter ?

- C’est vrai. Cette saison, on a avancé dans l’ombre et masqué. On a été ambitieux, mais à petite échelle. Comme l’a dit Camille (Crousillat), ici, quand on améliore quelque chose, c’est du sûr et ça ne bouge plus. C’est du solide. Le club ne promet pas monts et merveilles, il est dans le dialogue, à l’écoute pour répondre aux attentes du coach, du staff et ce qu’il promet, il le tient. Ce club, c’est vraiment un équilibre et une complémentarité.

 

- Y aura-t-il 1200 personnes jeudi soir à Aix-en-Provence pour supporter Venelles ?

- Il est vrai que l’horaire n’est pas idéal, mais honnêtement, je crois qu’on peut arriver à faire un truc. Au niveau de l’image, le club a déjà réussi quelque chose au match aller. On a montré comment on fonctionnait. On m’a bloqué mon tel dimanche soir à force de recevoir des messages ! Ça démontre bien qu’il y a un engouement. J’espère qu’il y aura du monde, une grosse ambiance.

 

- Jeudi soir, qu’attendez-vous de ce grand moment ?

- Gagner ! Je veux jouer un 3e match là-bas, c’est l’objectif. C’est obligatoire, je ne veux pas finir la saison comme ça ! Mais ce n’est pas moi seul qui le veut, ce sont les filles ! Il faut aller chercher ce match, on est capable de le faire. Je n’attends que ça. Clairement, on est prêt. Pour nous, la situation ne change pas : il faut toujours gagner deux matches pour aller en finale. Ensuite, tout peut changer si on va en finale.