Billetterie

Retour sur les 1/2 finales aller

le 25/04/2016
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Toutes les équipes qui recevaient lors de la demi-finale aller l’ont emporté et ainsi conservé leur précieux avantage du terrain. En LAM, Tours n’a pas fait de détail face à Paris. Idem pour Rennes devant Martigues en LBM. En LAF, les demi-finales ont été plus disputées.

 

LAM

Tours connaît les grandes histoires, les tournants, les moments qui font sens dans une saison. Quadruple champion de France en titre, il s’est dépouillé comme un novice en saison régulière, pour se remettre d’aplomb d’abord, puis s’octroyer ensuite l’une des deux premières places qui garantissaient l’avantage du terrain jusqu’en finale. À Grenon ce week-end, chez lui, face à Paris, le TVB a fait le travail en totale maîtrise (3-0). Un set et demi de domination nette, une qualité de service largement supérieure, une justesse sur les points importants quand Paris passait devant en fin de deuxième (20-21) : Tours a affiché une qualité de jeu, une emprise certaine sur ce premier match. Et pour enrober l’affaire, il fallait un bras magique, ce fut celui de l’Italien Giulio Sabbi, encore dantesque samedi (27 pts). Tours est donc sur la route et il faudra à Paris plus de dangerosité au service, plus d’efficacité, plus d’audace aussi pour gagner à Charpy mercredi et renvoyer la série en Touraine.

Dans l’autre demi-finale, Sète aussi a profité du vent de folie qui soufflait au «Barrou» pour dompter Ajaccio (3-1). Mais il a fallu aux Sétois mener une superbe bataille car les Corses ont lutté tout du long, défendant chaque centimètre de leur pré avec un désir et une énergie remarquables, à l’image de ce point colossal qui donna finalement la 3e manche à Sète (28-26) et qui rogna sans doute la résistance ajaccienne. Sète n’est plus qu’à un match de la finale, qu’il n’a plus vue depuis 2005. Mais la qualité et l’équilibre des débats annoncent un match retour bouillant jeudi en Corse.

 

LAF

Là aussi, l’avantage du terrain a prévalu. Mais pour Cannes et Paris St-Cloud, il a fallu combattre ardemment pour s’imposer chez soi. Face aux enthousiastes ReBelles de Venelles, le multi galonné cannois a dans l’ensemble tenu le match, mais un petit coup de moins bien dans le 3e set, perdu au final, aurait pu avoir de plus fâcheuses conséquences, tant la 4e manche fut indécise et disputée. Mais bien drivée par une passeuse, Letizia Camera, toujours lucide, et porté par les assauts, tant en attaque qu’au service, de Nancy Carrillo (19 pts dont 4 aces), Cannes a pu arracher le set et le match (3-1), pour se rendre à Venelles, en ayant déjà fait la moitié du chemin vers la finale.

Les Mariannes du Stade Français Paris St-Cloud en sont au même point (3-2). Mais il leur a fallu encore un peu plus d’opiniâtreté pour se défaire de Raphaëloises fantastiques de vaillance et qui menèrent souvent la partie, pour entrevoir même l’exploit à 7-10 en leur faveur dans le tie-break. Mais Paris, malgré sa jeunesse, trouvait la lucidité, la force et la justesse pour renverser la fin de partie et rester maître sur ses terres. Mais, comme partout ailleurs, le match retour promet d’autres étincelles !

 

LBM

Rennes aura tout de même connu une petite frayeur : un premier set longtemps passé derrière les Martégaux, finalement arraché sur le fil. Une petite peur qui allait finalement remettre le cador de LBM dans le bon sens. Emmené par un Arvydas Miseikis de gala, qui faisait tomber à terre tout ce qui passait dans sa sphère (24 pts à 74% de réussite en attaque !), Rennes posait ensuite sa paluche sur le match (3-0). Mais Martigues a entrevu un petit quelque chose en Bretagne et cela peut lui servir mercredi lors du match retour.

L’autre demi-finale a donné lieu au spectacle annoncé. Entre Nice et Tourcoing, deux challengers désignés pour la bataille finale, chacun a eu son temps fort et sa période creuse et cela étira le débat tout au bout d’un tie-break d’une folle intensité. Jusqu’à l’ultime point, personne ne voulut céder et c’est côté niçois finalement, que tomba la pièce (3-2). Avec ce succès précieux, le premier pour Nice cette saison face à Tourcoing, les Azuréens peuvent se rendre dans le Nord sans peur. Olivier Lecat et ses hommes, eux, n’ont désormais plus de joker.