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Les MVP saison 2015/2016

le 08/04/2016
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Avec les sacres de Patrick Duflos, Guillermo Hernan et Thibault Rossard, MVP, Sète rafle les prix et est récompensé de son excellente saison régulière. En LAF, la pointue de Béziers, Hélène Schleck, décroche le titre suprême. En LBM, c’est la propreté et l’efficacité du passeur rennais, Kert Toobal, qui sont plébiscitées.

 

Il reste tant de belles choses à accomplir encore. Les grandes œuvres se façonnent maintenant. Mais d’ores et déjà, le volley made in LNV, dans le sillage d’une équipe nationale masculine flamboyante, a offert cette saison un remarquable spectacle. Ce n’était qu’un exercice régulier, une histoire ordinaire dans le temps d’une saison qui va soudainement s’emballer. Et pourtant, déjà ce fut trépidant, virevoltant, incessant ! Et les lauréats désignés ont tous, au final, une légitimité sans faille et un profil qui colle parfaitement au scénario.

Sète, évidemment, récolte les couronnes et les lauriers. Par la grâce d’une saison brillante où l’Arago, discipliné, travailleur, ambitieux et talentueux, a tenu la tête plus que quiconque. Patrick Duflos, qui quittera le banc et le club la saison prochaine, y est évidemment pour beaucoup. Par son discours, son vécu et son état d’esprit, le technicien a construit un groupe de conquérants, qui montera dès demain, sabre au clair, à l’assaut des Play-Offs. «Ça fait toujours plaisir d’être élu par ses pairs. C’est une reconnaissance pour le très bon travail accompli cette année par l’ensemble de l’équipe. Je reste dépendant d’eux et de la qualité de leurs efforts fournis. De mon côté j’essaye de leur apporter mon expérience et mon « fighting spirit ». Il y a une très bonne alchimie dans le groupe, et cela récompense la régularité de l’équipe dans la performance», commentait le technicien héraultais.

 

Dans son élan, un jeune réceptionneur-attaquant de 22 ans, à l’âme offensive, Thibault Rossard, est intronisé boss de l’année. Il disait, il y a deux mois, vouloir faire simplement «son truc». A l’arrivée, il a ravagé les sols LAM et formé avec son compère d’attaque, Marien Moreau, et le passeur génial, Guillermo Hernan, une triplette irrésistible cette saison. D’ailleurs, Thibault n’oubliait pas de remercier le collectif sétois de l’avoir porté si haut. «Forcément, il y a une part de fierté. Je suis un peu fier de moi ! C’est un titre individuel, mais dans le sport co, je le dois à mes coéquipiers, les mecs qui m’aident en réception, le passeur qui me met les bons ballons. D’ailleurs, ce n’est pas anodin si Guillermo (Hernan) est le passeur des trois derniers MVP», notait très justement l’international français, qui devance d’ailleurs son pourvoyeur de ballons, sacré meilleur passeur du championnat, d’un tout petit point au classement du MVP ! Ce qui satisfaisait pleinement le passeur espagnol, grande classe pour le coup. «Je suis très content de me retrouver à côté de mon coéquipier qui mérite amplement son titre. C’est important d’avoir un peu de reconnaissance pour ce poste clé qu’est celui de passeur. Quand tu as la confiance des attaquants, ça rend les choses plus simples», estimait l’altruiste et expérimenté Espagnol.

 

De l’expérience, la pointue de Béziers, Hélène Schleck, en a aussi. A 30 ans, la voici élevée au rang de meilleure joueuse de l’année ! Deuxième marqueuse LAF, l’attaquante biterroise a réussi une saison remarquable d’efficacité et de constance, mais cela ne la fera tout de même pas rempiler la saison prochaine ! «Je ne m’y m’attendais pas forcément. Cette année, il y a pas mal d’éclosions de jeunes joueuses qui méritent tout autant ce titre-là. Je pense faire l’une de mes meilleures saisons depuis que je suis pro. Pour quelle raison ? Je n’en sais trop rien. Peut-être la maturité. Mais ça ne me fera pas changer d’avis, je ne reviendrai pas sur ma décision. Au contraire, il faut rester là-dessus !», souriait-elle, avant de plonger dans le bain à remous des Play-Offs LAF, où Paris aura, lui aussi, son mot à dire.

Car depuis que le technicien belge, Stijn Morand, a pris les commandes du vaisseau en 2014, le SF Paris Saint-Cloud pèse lourd. Sacré meilleur entraîneur de LAF, le technicien recevait le prix avec enthousiasme. «C’est une très bonne nouvelle ! Cela récompense toute l’énergie et le travail que l’on met en place avec le groupe depuis le début de la saison. J’avais auparavant déjà été nommé trois fois meilleur entraîneur en Belgique, mais ce titre en France me fait encore plus plaisir ! J’apprécie d’autant plus car cela met en avant le style de jeu pratiqué et la performance collective», se félicitait le coach parisien.

 

En LBM, c’est le travail de l’entraîneur niçois, Mladen Kasic, qui fut primé. Malgré la domination rennaise et pas mal de pépins physiques, le technicien croate a su insuffler l’énergie et l’envie à son groupe, lequel se verrait bien déjouer les pronostics en Play-Offs ! «Je suis bien sûr très content d’avoir été élu par mes collègues, même si je pense que j’ai eu des saisons plus faciles par le passé. Le championnat s’est révélé passionnant et il est vrai que le courant passe bien avec les joueurs malgré nos difficultés de parcours dues à de nombreuses blessures. Nous espérons tous arriver jusqu’en finale le 7 mai à Paris et conjurer le sort après deux finales perdues», relatait-il.

 

Pour cela, il faudra mater l’ogre rennais, archi dominateur en saison régulière, porté par le meilleur public de Ligue BM et un passeur estonien, tout en retenue, en calme et en efficacité, Kert Toobal, ci-devant MVP et dépositaire du jeu bien ordonné de l’escouade bretonne. Un passeur solide, qui se félicitait de ce rai de lumière posé sur ce poste clé. «C’est vraiment un grand honneur, une chose importante pour moi. Ce n’est pas facile d’obtenir ce genre de titre quand on est libéro ou bien passeur. Ces trophées-là, c’est souvent pour des attaquants. Ça a d’autant plus de signification pour moi. Le volley est un sport d’équipe et je suis vraiment un joueur d’équipe. Je crois être un passeur calme, stable, qui ne fait pas beaucoup de fautes directes. C’est important de savoir parfois réduire les risques. En plus, c’est sympa car ça fait deux de suite puisque j’étais déjà MVP en Estonie l’année dernière !», s’amusait-il.

 

Mais le garant du jeu rennais ne savourera pleinement la récompense que si elle s’accompagne d’un titre de champion, synonyme d’accession en Ligue AM. «On ne doit pas penser à tout cela, à la pression. Je pense que l’on a assez de qualités pour garder notre niveau et faire du bon volley sur ces Play-Offs», assurait-il. D’autant que son public enamouré lui souffle vent dans le dos, tout comme à Chaumont, en LAM, et Nantes, en LAF, les deux autres salles agréées pour leur chaude ambiance. Car dans ces lieux, si l’ennemi veut vaincre, il lui faudra, à coup sûr, faire  un effort de plus…


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