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Supercoupes... J-7 !

le 15/12/2015
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Mardi prochain, au stade Pierre de Coubertin, le volley français réunit son quatuor vedette de LAM et LAF pour deux rencontres de prestige. Un rendez-vous sportif amical et festif à quelques jours de Noël.

 

C’est une création originale LNV, joliment nichée à quelques jours des fêtes de fin d’année. Une dorure de plus pour le volley français, dont l’année 2015, à l’échelon international, fut déjà tant nourrie de beaux moments avec l’équipe de France de Laurent Tillie, triomphante en Ligue Mondiale, sacrée championne d’Europe en octobre dernier, et assurément meilleure équipe de volley de l’année !

Il fallait faire mousser l’écume du succès et la Ligue Nationale de Volley propose cette année une Supercoupe "remasterisée". D’abord, la LNV a mis un s à l’événement et a transformé le classique rendez-vous entre le champion de France et le vainqueur de la Coupe de France masculine en un plateau XXL, avec une exposition à l’identique pour les reines de la Ligue A Féminine. Le grand format est donc devenu Supercoupes et réunit le 22 décembre prochain la fine fleur masculine et féminine du volley français au Stade Pierre de Coubertin à Paris, avec la promesse de grandes batailles pour le jeu et l’honneur.  

Car les deux affiches, Cannes – Le Cannet côté femmes et Paris – Tours pour les garçons, pèsent leur poids en talent et en heures de gloire. Chez les femmes, Cannes est le géant de France, champion despotique depuis 1998 ! Un destin en or écrit à quatre mains, celles de Victoria Ravva, la légende du volley français, désormais au repos et au micro, et celles aussi de Yan Fang, le madré coach cannois, homme de titres et tête pensante du RC Cannes depuis plus de vingt ans. Face à elles, les Cannoises retrouveront leurs voisines de palier de la Côte, Le Cannet. Dauphin magnifique en finale du championnat l’an passé (défaite 3-2), Le Cannet de Riccardo Marchesi a infligé aux grandes Dames cannoises une défaite retentissante l’an passé en finale de la Coupe de France et confirmé son statut de place forte du volley français depuis quatre ans. Mais Cannes est toujours là évidemment et n’a pas manqué de le rappeler au Cannet samedi dernier en dominant le voisin de front de mer en championnat (3-1)

En LAM, Paris – Tours ne se raconte plus. Chaque rencontre, chaque duel se vit désormais comme une épopée, à l’image de cette dernière finale de championnat renversante et sublime remportée par Tours en mai dernier (3-2). Le TVB règne depuis quatre ans sur le volley masculin français et Paris est comme son ombre. Ces deux-là ne laissent pas grand chose au reste de la meute et ce sont eux encore qui trustent les six Supercoupes jouées jusqu’à présent (4 remportées par Tours, 2 par Paris) ! En championnat cette saison, Paris ne fut, cette fois, que l’ombre de lui-même, dominé à Charpy par le TVB (0-3). Dorian Rougeyron et son escouade aimeraient donc bien remettre les choses à l’équilibre mardi prochain.

Certes, les deux affiches ont un peu de grain en ce premier quart de saison. Pour les quatre prestigieux invités mardi prochain, le décollage ne fut pas simple. Tours a laissé échapper une bonne poignée de matchs qu’il a longtemps dominés. Mais le choc psychologique d’un changement d’entraîneur (arrivée de Vital Heynen) et une prise de conscience collective des joueurs la semaine dernière semblent en mesure de lui redonner tout son lustre. Paris, lui, fait parfois preuve d’inconstance, mais le potentiel est là, en atteste sa belle victoire en Ligue des champions face au Dynamo Moscou (3-2).

Pour le RC Cannes et Le Cannet, le retard à l’allumage était prévisible et envisagé par les deux coaches. «C’est ma quatrième année, ce sera sans doute la plus difficile», avait prédit l’entraîneur du Cannet, Riccardo Marchesi, avant le lancement de la saison. Il a fallu gérer un effectif chamboulé à 90%, les intempéries ravageuses début octobre qui privèrent ses joueuses de salle et de repères et l’engagement en Ligue des Champions, très coûteux en énergie. Mais depuis deux semaines, Le Cannet a retrouvé sa salle, un peu de jeu et de moral et le ciel va forcément s’ouvrir. Quant au RC Cannes, il bâtit cette année un nouvel édifice. Cela nécessite un peu de temps. Yan Fang le sait. Mais si le début de saison a été délicat, le RC Cannes reste sur trois succès de suite, dont un dernier précisément face au Cannet (3-1) et redresse visiblement la tête. Bref, il semble bien que les soucis s’estompent pour tous et cela laisse augurer des Supercoupes de grande envergure…