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Un œil sur Stéphane Alpha

le 24/11/2015
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Actuel meilleur marqueur de LBM, le pointu du Plessis-Robinson, champion de France avec Poitiers en 2011, réussit son début de saison et vise le titre de top scoreur, même si son équipe demeure encore perfectible collectivement.

 

 

- Après quatre journées de LBM, vous êtes meilleur marqueur du championnat avec 110 points. Ce doit être une belle satisfaction pour vous ?

- Oui bien sûr. Je me sens bien dans ce club. Je fais un bon début de championnat, même s’il y a encore des trucs à régler, c’est normal. J’envisage de scorer cette saison, c’est mon rôle de pointu dans l’équipe, mes coéquipiers travaillent pour ça. Ils me font confiance.

 

- Le titre de meilleur marqueur peut-il être un objectif pour vous cette saison ?

- Ça fait un peu plus de trois ans que j’ai changé de poste et que j’occupe totalement celui de pointu. J’ai commencé à m’améliorer sur ce poste  Harnes où j’avais déjà l’objectif d’être premier marqueur. Ça ne s’est pas fait mais cette année, franchement oui, c’est un objectif d’être meilleur marqueur de Ligue BM.

 

- Lors de vos années d’aspirant à Poitiers entre 2009 et 2012, vous avez surtout joué central. Comment s'est passé ce changement de poste ?

- Quand je suis arrivé à Poitiers, je jouais central c’est vrai. Mais Olivier Lecat a commencé à me former un peu à la pointe. J’ai d’abord joué aux deux postes et la 3e année, j’ai joué à la pointe, même si je n’étais pas encore un vrai pointu. Mais j’avais Antonin Rouzier devant moi et j’apprenais beaucoup avec lui. Tous les jours, je m’entraînais avec les pros, ça m’a vraiment formé. Les Maréchal, Rouzier, Kieffer, j’ai appris en les regardant jouer.

 

- Quelles qualités requiert le poste d’attaquant ?

- Il faut être technique. Il faut avoir de la détente, une bonne épaule, un bon bras et trouver de l’angle, de la vitesse sur les frappes. J’avais le potentiel, mais j’ai dû travailler la technique, car je ne suis pas vraiment un technicien au départ, je suis plus un joueur athlétique et explosif. J’ai aussi amélioré ma frappe et mon service smashé. Après, il faut aussi avoir du mental car c’est toi l’attaquant principal, on compte sur toi pour faire des points.

 

- Pourquoi, à 26 ans, ne pas être revenu en Ligue A Masculine cette saison ? Les clubs de LAM n’ont pas pensé à vous ou bien vous ne vous sentiez pas encore prêt ?

- C’est un peu des deux. Les clubs de Ligue AM ne font pas souvent confiance aux jeunes Français et ils recherchent plutôt des pointus expérimentés étrangers. Et puis je me dis que c’est un peu dur de s’attaquer à la Ligue A pour l’instant. J’ai encore besoin de m’aguerrir, de travailler pour aller voir plus tard, la saison prochaine peut-être. Quand l’entraîneur du Plessis-Robinson (Cédric Logeais) m’a appelé et m’a proposé ce poste, ça me paraissait une bonne équipe, un bon challenge pour moi.

 

- Le début de saison est un peu délicat tout de même malgré un recrutement ambitieux, avec notamment la présence de Yannick Bazin à la passe et l’expérience de Philippe  Barca Cysique?

- Il y a encore des trucs à améliorer, mais pour l’instant ce n’est pas catastrophique. Samedi dernier, on perd à Saint-Quentin en cinq sets sur des petites conneries, des détails, des relances. C’est là où on pêche un peu. Mais il y a tout ce qu’il faut. Et puis, Philippe ne joue pas, il est blessé, même s’il nous apporte un peu de conseil sur le banc. Mais on rigole bien, on bosse bien et la relation passe-attaque, ça se passe pas mal pour l’instant.

 

- Vos parents jouaient au volley, votre frère également. C’était donc naturel que vous soyez volleyeur ?

- Naturel, je ne sais pas. J’ai commencé au foot comme tous les gamins, j’ai fait un peu de judo aussi, avant de jouer au volley dans le club de Petite-Anse en Martinique, où mon père a joué. Quand j’étais gamin, je regardais l’équipe de France et j’avais envie d’y être ! 

 

- A Poitiers, vous avez connu la joie d’un titre de champion de France en 2011. Quel souvenir gardez-vous de ce succès prestigieux ?

- C’était un beau moment à vivre ce titre, même si je n’ai pas joué en finale. En revanche, j’avais joué un peu la finale 2012, j’étais rentré dans le dernier set ! Ça m’avait fait plaisir car je m’entraînais, je sentais que je faisais des efforts et le coach m’avait fait confiance. Avec Poitiers, je me souviens aussi des déplacements en Ligue des champions et des ambiances à Lawson-Body. C’était énorme, avec des supporters au taquet pendant tous les matches ! On sentait que ça vivait.

 

- Que vous manque-t-il aujourd’hui pour franchir un nouveau cap et espérer une carrière en LAM ?

- C’est surtout dans la tête : réfléchir un peu plus parfois, sur les attaques être plus malin. Le retard technique que j’avais en raison de ma position de central au départ, je ne l’ai pas complètement comblé, mais je me suis amélioré. Techniquement, je peux jouer au volley aujourd’hui.