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Monique Bernard, une Présidente passionNantes

le 17/11/2015
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Nantes et sa présidente, Monique Bernard, reçoivent les championnes du RC Cannes, seulement battues ici même l’an passé en championnat. Il s’agira du premier match LAF diffusé sur l’Equipe 21 cette saison.

 

- Comment expliquez-vous le succès populaire du volley féminin à Nantes ?

- Je crois qu’on a travaillé dans ce sens-là. Au club, deux filles, Elodie et Marie, travaillent énormément sur la communication, l’évènementiel, le remplissage de la salle. Le travail effectué depuis trois saisons commence à porter ses fruits. On a attiré un public pour le volley. Le soir où l’on joue contre Yuzhny en Coupe d’Europe, il y a 5300 personnes dans la salle ! Il y a aussi un attachement au volley féminin parce qu’il a une histoire ici. Le club existe depuis quarante ans. Il y a une progression, l’équipe dirigeante est la même depuis longtemps, elle a vécu la Nationale 2. Il y a de l’amitié là-dedans. Cette fidélité des dirigeants a laissé des traces.

 

- La réussite sportive des deux dernières saisons (vice-champion, Ligue des champions en 2014, 4e place en 2015) est aussi un levier précieux de cette réussite, non ?

- C’est certain que nos deux dernières saisons très positives sur le plan sportif ont aidé beaucoup. Il y a forcément un lien entre le terrain et l’attrait de ce sport. Les deux saisons passées, les gens ont découvert le volley féminin. Le challenge, c’est de faire venir les gens une fois dans notre salle et quand ils découvrent, souvent ils reviennent ! Dans notre salle Saint-Joseph de Porterie, l’ambiance est très conviviale, les gens sont assez proches du terrain, c’est bon enfant et ils s’y retrouvent. A Beaulieu, c’est autre chose, c’est du grand spectacle. Pour moi, le sport de haut niveau n’est valable que s’il y a des spectateurs. Dans l’intimité, ce n’est pas intéressant.

 

- Parmi les bonnes inspirations, celle qui permet d’aller voir deux événements sportifs féminins pour l’achat d’un seul billet en est une intéressante ?

- Oui. C’est un programme qui s’appelle les Dames de Sport. C’est une association entre les trois sports professionnels féminins de salle à Nantes, le basket, le hand et le volley. Cette association travaille à promouvoir le sport féminin. Avec une place achetée pour aller voir l’un des trois sports, vous avez, pour un euro de plus, une entrée pour aller voir un match d’une autre section quelle qu’elle soit. C’est une très belle initiative, notamment dans un espace sportif nantais très concurrentiel où il faut vraiment jouer des coudes, avoir beaucoup d’énergie, beaucoup de force de persuasion, d’imagination et beaucoup de passion ! Et puis, il ne faut pas compter ses heures. Tout ça réuni, on peut relever le défi !

 

- Depuis combien de temps tenez-vous la barre du VBN ?

- J’ai pris la présidence en 2006 mais je travaille «dedans» depuis une éternité ! Bien sûr, il y a une certaine fierté à voir où est arrivé ce club aujourd’hui, mais c’est une fierté que je partage avec tous les gens qui travaillent avec moi. Les gens salariés du club maintenant ont été bénévoles avant, ils ont entraîné des équipes, ils ont été joueurs. Ce club c’est vraiment une aventure humaine avant tout. Maintenant, quand on joue dans la cour des grands, il faut se donner les moyens et montrer que l’on peut évoluer à ce niveau. On a dû se professionnaliser dans tous les domaines.

 

- Samedi, Nantes reçoit Cannes. L’an passé, vous fûtes la seule équipe à dominer le RC Cannes en saison régulière. Comment aviez-vous vécu l’exploit ?

- Cela avait été un grand bonheur et c’est un peu inoubliable dans nos têtes. Ça faisait longtemps que les gens travaillaient pour ça, pour un jour, battre Cannes, l’invincible. Ce match s’était joué dans notre petite salle à Saint-Joseph et il y avait eu une grande communion avec le public. C’était très fort et très intense.

Battre Cannes une nouvelle fois cette année aurait la même saveur ! On souffre un peu actuellement sur le plan sportif, donc battre Cannes samedi nous ferait grand plaisir, mais attention : Cannes reste Cannes.

 

- Samedi en revanche, ce sera au Palais des Sports de Beaulieu avec, sans doute, le record d’affluence LNV battu (4223 spectateurs pour Toulouse-Cannes en LAM en 2011) ?

- Il y aura beaucoup de monde, mais pas sûr que l’on atteigne les 5300 comme contre Yuzhny. Un samedi après-midi, ce n’est pas facile, les jeunes volleyeurs jouent à cette heure-là et pour les entreprises, ce n’est pas simple de faire venir des clients. Pour l’instant, je ne peux pas vous dire quelle jauge on atteindra. On sent que c’est plus lent au niveau du remplissage de la salle mais on continue la communication. Il y aura du monde ! Cette salle n’est pas notre salle et il faut qu’on l’habille pour un soir, aux couleurs du volley. C’est un boulot de fous ! Mais heureusement nous pouvons nous appuyer sur une soixantaine de bénévoles présents et fidèles.

 

- Ce match sera en plus le premier de LAF cette saison sur l’Equipe 21, ce n’est pas anodin non plus ?

- C’est vrai. Je suis très heureuse de cette victoire gagnée au niveau des médias. C’est un sport qui mérite d’être télévisé, médiatisé. Les gens viennent au départ sans trop connaître et après ils sont charmés. Moi je crois dans la force de spectacle du volley féminin et j’espère que le fait d’être télévisé fera que l’on parlera un peu plus de nous.

- Comment expliquez-vous le succès populaire du volley féminin à Nantes ?

- Je crois qu’on a travaillé dans ce sens-là. Au club, deux filles, Elodie et Marie, travaillent énormément sur la communication, l’évènementiel, le remplissage de la salle. Le travail effectué depuis trois saisons commence à porter ses fruits. On a attiré un public pour le volley. Le soir où l’on joue contre Yuzhny en Coupe d’Europe, il y a 5300 personnes dans la salle ! Il y a aussi un attachement au volley féminin parce qu’il a une histoire ici. Le club existe depuis quarante ans. Il y a une progression, l’équipe dirigeante est la même depuis longtemps, elle a vécu la Nationale 2. Il y a de l’amitié là-dedans. Cette fidélité des dirigeants a laissé des traces.

 

- La réussite sportive des deux dernières saisons (vice-champion, Ligue des champions en 2014, 4e place en 2015) est aussi un levier précieux de cette réussite, non ?

- C’est certain que nos deux dernières saisons très positives sur le plan sportif ont aidé beaucoup. Il y a forcément un lien entre le terrain et l’attrait de ce sport. Les deux saisons passées, les gens ont découvert le volley féminin. Le challenge, c’est de faire venir les gens une fois dans notre salle et quand ils découvrent, souvent ils reviennent ! Dans notre salle Saint-Joseph de Porterie, l’ambiance est très conviviale, les gens sont assez proches du terrain, c’est bon enfant et ils s’y retrouvent. A Beaulieu, c’est autre chose, c’est du grand spectacle. Pour moi, le sport de haut niveau n’est valable que s’il y a des spectateurs. Dans l’intimité, ce n’est pas intéressant.

 

- Parmi les bonnes inspirations, celle qui permet d’aller voir deux événements sportifs féminins pour l’achat d’un seul billet en est une intéressante ?

- Oui. C’est un programme qui s’appelle les Dames de Sport. C’est une association entre les trois sports professionnels féminins de salle à Nantes, le basket, le hand et le volley. Cette association travaille à promouvoir le sport féminin. Avec une place achetée pour aller voir l’un des trois sports, vous avez, pour un euro de plus, une entrée pour aller voir un match d’une autre section quelle qu’elle soit. C’est une très belle initiative, notamment dans un espace sportif nantais très concurrentiel où il faut vraiment jouer des coudes, avoir beaucoup d’énergie, beaucoup de force de persuasion, d’imagination et beaucoup de passion ! Et puis, il ne faut pas compter ses heures. Tout ça réuni, on peut relever le défi !

 

- Depuis combien de temps tenez-vous la barre du VBN ?

- J’ai pris la présidence en 2006 mais je travaille «dedans» depuis une éternité ! Bien sûr, il y a une certaine fierté à voir où est arrivé ce club aujourd’hui, mais c’est une fierté que je partage avec tous les gens qui travaillent avec moi. Les gens salariés du club maintenant ont été bénévoles avant, ils ont entraîné des équipes, ils ont été joueurs. Ce club c’est vraiment une aventure humaine avant tout. Maintenant, quand on joue dans la cour des grands, il faut se donner les moyens et montrer que l’on peut évoluer à ce niveau. On a dû se professionnaliser dans tous les domaines.

 

- Samedi, Nantes reçoit Cannes. L’an passé, vous fûtes la seule équipe à dominer le RC Cannes en saison régulière. Comment aviez-vous vécu l’exploit ?

- Cela avait été un grand bonheur et c’est un peu inoubliable dans nos têtes. Ça faisait longtemps que les gens travaillaient pour ça, pour un jour, battre Cannes, l’invincible. Ce match s’était joué dans notre petite salle à Saint-Joseph et il y avait eu une grande communion avec le public. C’était très fort et très intense.

Battre Cannes une nouvelle fois cette année aurait la même saveur ! On souffre un peu actuellement sur le plan sportif, donc battre Cannes samedi nous ferait grand plaisir, mais attention : Cannes reste Cannes.

 

- Samedi en revanche, ce sera au Palais des Sports de Beaulieu avec, sans doute, le record d’affluence LNV battu (4223 spectateurs pour Toulouse-Cannes en LAM en 2011) ?

- Il y aura beaucoup de monde, mais pas sûr que l’on atteigne les 5300 comme contre Yuzhny. Un samedi après-midi, ce n’est pas facile, les jeunes volleyeurs jouent à cette heure-là et pour les entreprises, ce n’est pas simple de faire venir des clients. Pour l’instant, je ne peux pas vous dire quelle jauge on atteindra. On sent que c’est plus lent au niveau du remplissage de la salle mais on continue la communication. Il y aura du monde ! Cette salle n’est pas notre salle et il faut qu’on l’habille pour un soir, aux couleurs du volley. C’est un boulot de fous ! Mais heureusement nous pouvons nous appuyer sur une soixantaine de bénévoles présents et fidèles.

 

- Ce match sera en plus le premier de LAF cette saison sur l’Equipe 21, ce n’est pas anodin non plus ?

- C’est vrai. Je suis très heureuse de cette victoire gagnée au niveau des médias. C’est un sport qui mérite d’être télévisé, médiatisé. Les gens viennent au départ sans trop connaître et après ils sont charmés. Moi je crois dans la force de spectacle du volley féminin et j’espère que le fait d’être télévisé fera que l’on parlera un peu plus de nous.