Billetterie

Les enjeux de la LBM

le 23/10/2015
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Libérés de l’angoisse de la descente, les huit clubs de LBM ont tous le droit de rêver de réaliser quelque chose de grand cette saison.

 

C’est avec le cœur léger et l’esprit rebelle que la Ligue B rentre ce soir en scène, avec ce match avancé, Nice – Saint-Quentin, lequel devrait donner une première tendance, une tonalité, de ce que sera cette saison pas comme les autres. Car finalement, après les mécontentements d’usage et les interrogations quant à l’originalité de la formule, dictée par le nombre de clubs valides, tout le monde semble s’en être accommodé. Et cette saison sans descente, cet exercice régulier, allongé d’extra matches excitants, qui invite tout le monde en Play-Offs pour une seule montée, pourrait être à l’arrivée un formidable levier de plaisir et de jeu.

Car, de Nice à Asnières, l’idée directrice finalement sera la même et tout le monde va se battre pour un seul et même objectif : laisser en route le moins de sets, le moins de points à domicile pour avoir le privilège de jouer le plus d’extra matches à domicile et se positionner au mieux à l’abord des Play-Offs.

Evidemment, à première vue, certains effectifs sont mieux garnis que d’autres. Nice, double finaliste malheureux, aimerait enfin toucher la récompense. Il a pioché dans les très bons crus LBM à cette fin, avec notamment les arrivées du meilleur libéro, Jelle Ribbens, et du meilleur central, Nemanja Cubrilo, de la dernière saison. Les Azuréens de Mladen Kasic sont gourmands mais ils ne seront pas seuls à vouloir du gâteau. Tourcoing, enseveli en Ligue A l’an passé, veut se relever vite. Même si l’objectif de la montée n’est pas précisément pointé, les Nordistes, qui ont misé sur un recrutement de connaisseurs du terrain LBM, veulent retrouver de la stabilité, du plaisir et du beau jeu et si ça clique, les résultats peuvent suivre. Rennes aussi se cache un peu, après une saison dernière où il s’est totalement loupé. Mais le coach, Nikola Matijasevic, qui a mis le jeu entre les mains d'un passeur estonien, Kert Toobal, peut vite se relever. Et puis il y a Le Plessis-Robinson qui, avec ses deux CV clinquants, Yannick Bazin et Philippe Barca-Cysique, se pose là aussi, en candidat sérieux.

Derrière, même si l’ossature semble plus modeste, tous ont droit au rêve. Personne ne sait vraiment ce que le nouveau Martigues de Christophe Charroux et son effectif renouvelé à 100% réserve comme surprise. Saint-Quentin, qui a allègrement grandi son équipe avec avec un passeur à 2,02 m (Luka Cubrilo) et un central à 2,04 m (Jérémie Lortie), va certainement gommer certaines faiblesses pointées l’an passé. Asnières veut se laisser emporter par la fougue et l’insouciance de la jeunesse. Enfin Cambrai et son budget étriqué sera toujours guidé par le passeur Maxime Dillies. Mais le coach, Cédric Dubois, lui a associé un pointu au gros CV universitaire, Joseph Smalzer, et quelques revanchards savamment choisis, histoire de brouiller un peu plus les cartes d’une saison ouverte à tous les vents.