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Tours

le 16/10/2015
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Quadruple champion en titre, Tours a perdu quelques éléments clés à l’intersaison mais le club tourangeau n’est surtout pas rassasié !

 

C’est un peu comme si le bonheur, ici, était tout à la fois fugace et éternel. Ephémère et vivace, comme ces fleurs qui jaillissent et refleurissent à chaque printemps. Depuis que le coach brésilien Mauricio Paes a débarqué en Indre et Loire en 2011, Tours ne traîne pas et laisse son empreinte à tout bout de saison ! Quatre titres de champion, série en cours, et trois Coupes de France : Tours a posé sa grosse paluche et pris les commandes du volley français, avec une autorité qui rappelle un peu celle du grand Paris des années 2000.

Mais Mauricio Paes n’est pas homme à se laisser bercer de louanges. Les agapes du dernier titre sont digérées et c’est ce qui arrive maintenant qui compte vraiment. «C’est bien de se souvenir de ce qu’on a fait, mais ce qui m’intéresse c’est ce qui reste à faire. Ce que Tours a gagné depuis quatre ans, c’est très bien, mais c’est du passé déjà», raconte l’entraîneur tourangeau, qui entame cette saison sa dernière année de contrat.

Et pourtant, le coach a beaucoup aimé ce qu’il a vécu ces deux dernières années, travaillant, façonnant un groupe dont la richesse humaine et l’état d’esprit conquérant l’ont sans doute touché autant que les titres. «J’étais extrêmement attaché au groupe depuis deux ans. Ce qu’on a vécu ensemble était fort. Bien sûr, je suis triste que l’aventure ne puisse pas continuer, mais cela n’altère en rien le fait que de très bons joueurs sont arrivés. C’est toujours triste de voir certaines personnes partir, mais il n’y a pas d’états d’âme à reconstruire», reconnaît le technicien franco-brésilien.

Avec les départs de joueurs emblématiques comme Exiga, Pinheiro et Hoag, Mauricio Paes sait qu’une page est tournée et qu’il faut finalement recommencer. Avec neuf recrues, dont un nouveau faiseur de jeu, le passeur d’Ajaccio, Yoann Jaumel (1,82 m, 28 ans), et deux éléments seulement conservés du six de base (Konecny et Smith), une autre histoire débute. Mais en rappelant Hubert Henno (1,90 m, 39 ans), l’ancien libéro emblématique de la maison, le Tours Volley-Ball, comme un symbole, continue de souffler sur les braises. «Il y a un gros travail, un groupe à former, une symbiose à avoir. Il reste beaucoup de choses à accomplir», concède l’entraîneur.

Si pour le championnat, Tours devrait avoir la marge et le temps pour installer les bases d’un jeu qui doit surtout donner sa pleine mesure en Play-Offs, le sablier semble un peu juste pour la Ligue des Champions, compétition reine que le club tourangeau a remportée il y a dix ans maintenant. «Ça commence dans quinze jours et on sera très court pour la Ligue des Champions. Il faut du temps pour construire les choses. Mais bon, c’est peut-être l’année où on ne s’attend à rien qui peut réserver une bonne surprise», envisage le coach tourangeau, dans un sourire serti d’espoirs…