Billetterie

Le Cannet

le 17/10/2015
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Vainqueur de la Coupe de France et opposant magnifique du champion cannois en finale de LAF, Le Cannet est devenu grand

 

Désormais, le voisin aussi a une belle maison. Dans l’ombre de Cannes, Le Cannet a longtemps perçu l’écho des titres et le chant des gloires fêtés par les grandes dames de Cannes à trois kilomètres de là. Mais la saison dernière, la donne a un peu changé. Certes, Cannes demeure une cathédrale, la forteresse du volley féminin français, mais en remportant la Coupe de France, en dominant les géantes de la Croisette une fois, avant de les faire trembler en finale du championnat, Le Cannet a pris place sur le devant de la scène en toute légitimité. «J’ai beaucoup de respect pour Cannes. Ça reste l’équipe à battre. Je crois que Cannes est toujours la plus forte équipe en France. Mais on a démontré l’an passé que si on travaille bien, on peut faire de belles choses et parfois jouer à leur niveau. Et pour le championnat français, c’est très important», avance le coach italien du Cannet, Riccardo Marchesi.   

Depuis trois ans, Le Cannet vit une véritable poussée de croissance. En termes de formation, de jeu, d’ambition, mais aussi sur le plan structurel. «Et tout cela vaut presque un championnat», convient le technicien du Cannet. Malheureusement, cette dynamique positive fut dramatiquement assombrie le 3 octobre dernier. Ravagée par les inondations, la ville du Cannet a souffert dans sa chair et le club a perdu son gymnase Maillan pour un certain temps. Mais il a pu compter sur la solidarité des clubs voisins, s’entraînant à Saint-Raphaël ou bien à Boulouris. Et Vandoeuvre, son premier adversaire en championnat, a sportivement accepté d’inverser le match et de recevoir le club azuréen, en match avancé du championnat, après demain. «Je dis bravo et merci à tout le monde pour s’être préoccupé du sort du Cannet. Ce que fait Vandoeuvre, c’est fantastique. J’ai appelé l’entraîneur pour le remercier», avoue le coach, visiblement ému.

Mais, même dans ses heures difficiles, Riccardo n’en oublie pas le volley, d’autant qu’il a une équipe à reconstruire quasiment totalement, avec deux joueuses seulement (Marina Zambelli et Elisabeth Fedele) rescapées de l’an passé ! La rançon du succès. «Je suis fier car ça conforte notre projet de travailler avec les jeunes et ça confirme que la route qu’on a prise est bonne. Je n’ai pas peur de tout changer. Cette année, nous avons aussi des joueuses de très haut niveau et une équipe qui permet de faire plus de turn-over que l’an passé», affirme l’entraîneur azuréen, qui a reformé son axe passeuse-pointue avec la Russe Anastasia Kornienko (1,82 m, 23 ans) et l’Ukrainienne Yevgeniya Nyukhalova (1,93 m, 20 ans).

Et l’ambition affleure plus que jamais, même si la concurrence est rude et que la saison LAF ne se réduit surtout pas à un duel azuréen, Cannes-Le Cannet ! «Le championnat français ce n’est pas deux équipes. Année après année, il s’est amélioré et ce sera peut-être cette saison la plus difficile de mes quatre années ici», envisage le coach, avant de glisser tout de même, dans un sourire : «Mais je crois en mes joueuses.»