Billetterie

RC Cannes

le 14/10/2015
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Pour la première fois depuis 20 ans, le RC Cannes, ce géant du volley féminin français, va devoir vivre et gagner sans son égérie, Victoria Ravva.

 

Le frisson est passé. Le temps recouvre tout, même les plus grandes légendes. Mais sous la patine des quelques mois écoulés depuis que la reine du RC Cannes s’en est allée, l’émotion vibre encore. Le 9 mai dernier, à 40 ans, Victoria Ravva a rangé son sac et toutes ses gloires sur un 19e titre de championne de France en vingt saisons cannoises. Un final comme une apothéose, avec hommage et larmes dévolus aux héros.

Le livre refermé, il faut donc en entamer un autre. 2015 sera l’année où tout a changé. «Cannes, ce n’est pas seulement Victoria Ravva. Mais par rapport à son niveau de volley, sa personnalité, c’est un leader qui s’en va et ça change beaucoup», résume l’emblématique coach, Yan Fang. «On avait l’habitude que «Vica» soit là, très forte mentalement, très bonne capitaine, positive dans les moments difficiles d’un match. Elle pouvait faire la différence, unir le groupe et tirer l’équipe vers le haut.» Il faut désormais faire sans. Faire autrement. Le challenge n’est pas simple. D’autant que les Cannoises ne sont plus invincibles. Certes, le club a empilé un 18e titre national consécutif et écrase le volley féminin français depuis la fin des années 1990. Mais il a été bousculé sans doute un peu plus qu’avant l’an passé. Il a abandonné la finale de la Coupe de France au voisin du Cannet et il a même, oh rareté, perdu un match de saison régulière à Nantes ! Pas de quoi alarmer les gardiens du temple de la Côte, mais tout de même, les temps changent un peu. Et avec un effectif chamboulé aux trois quarts cette saison, une enveloppe budgétaire pas extensible et une moyenne d’âge de 23 ans, Cannes n’est plus en roue libre. «Cette année, c’est un autre challenge.

On a besoin de reconstruire. La situation a changé, il faut l’accepter. Etre patient, former, travailler. Quelque part, ce n’est pas normal de gagner le titre pendant 20 ans ! Maintenant, les autres équipes ont l’espoir de nous battre et cette année, notre niveau de jeu va sans doute baisser. Avant on jouait pour maintenir notre résultat, maintenant on va jouer pour aller chercher le résultat. On va voir quelle sera notre force mentale», explique le coach cannois, qui a tout de même enrôlé quelques pointures cette saison, avec notamment l’arrivée d’une doublette redoutable au centre, Myriam Kloster (1,88 m, 26 ans), capitaine du Cannet et meilleure joueuse LAF 2014-2015, l’internationale cubaine, Rachel Sanchez-Perez (1,88 m, 26 ans), et celle de la passeuse internationale italienne, Letizia Camera (1,75 m, 23 ans), finaliste de la dernière Ligue des Champions avec Busto Arsizio.

Même en phase de reconstruction, le RC Cannes reste une citadelle et les filles qui viennent ici n’ont qu’une seule mission : faire en sorte qu’elle reste imprenable. «Il y a beaucoup de travail à faire mais les joueuses sont très motivées. Chaque jour, je vois la progression et ça me donne du plaisir», glisse le maître des lieux, Yan Fang. Ravva est partie mais l’ambition demeurera toujours…