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Rennes

le 13/10/2015
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Après une saison dernière manquée, Rennes veut retrouver sérénité et confiance, avant même de penser au résultat.

 

Nikola Matijasevic n’avait jamais connu cela. «C’est l’une des plus mauvaises saisons de ma carrière tant joueur qu’entraîneur. On n’avait jamais été aussi mauvais. Heureusement que j’avais un contrat car sinon je ne serais peut-être plus là». L’entraîneur serbe de Rennes, arrivé en Bretagne au printemps 2014, dédramatise la situation d’un petit sourire en fin de phrase, mais le constat d’échec, lui, est bien là et le technicien rennais en est le premier marri. «Il y a eu trop de choses l’an passé pour que l’on puisse faire une bonne saison. Tous les secteurs de jeu sont à améliorer et je n’ai pas le droit aujourd’hui d’annoncer des objectifs élevés, de parler de remonter en Ligue A Masculine. Après la très mauvaise saison passée, je ne serais pas crédible.» Sixième de la saison régulière, éliminé par Orange au premier tour des Play-Offs, Rennes, tout juste relégué en Ligue B en 2014, avait pourtant la carrure pour faire  l’ascenseur et remonter illico. Mais entre les blessures des uns, la fuite du pointu, les repositionnements à la va-vite et les nuits sans sommeil pour cinq jeunes pères de famille sur un effectif de onze joueurs, Rennes a traîné ses misères et son jeu en vrac toute la saison.

Forcément, à une semaine de la reprise, le discours est à la modération, d’autant que le budget a pris un petit coup de serpe, que l’effectif est passé de onze à dix joueurs et que quatre éléments seulement ont été conservés ! Bref, Rennes doit suturer la plaie et c’est d’abord un retour à la confiance, la sérénité et un jeu en ordre qui appelleront l’ambition et non l’inverse. «L’envie de faire quelque chose à Rennes reste intacte. Je n’ai pas pensé une seconde à changer. Le club et la ville méritent d’aller plus haut. Mais cette saison, on doit profiter de chaque petite opportunité qui se présentera. La seule chose que je demande, c’est d’avoir plus de sérénité que l’an dernier», résume le coach. 

Sur la préparation, malgré un travail collectif morcelé, avec un groupe amputé de pas mal d’internationaux, Rennes semble aller dans le bon sens. «Je pense que l’équilibre d’équipe n’est pas trop mal et je n’ai pas à me plaindre de l’investissement des joueurs», note le coach avec satisfaction. En attendant l’arrivée de ses deux recrues estoniennes, actuellement en sélection, le réceptionneur-attaquant, Martti Juhkami (1,95 m, 27 ans) et surtout le futur passeur titulaire du Rennes Volley, Kert Toobal (1,89 m, 36 ans), le coach ne veut pas trop s’en faire et se contente même du petit bonheur de gagner le tournoi du Plessis-Robinson le week-end dernier, conscient que dans la construction d’un groupe, la victoire a quelques vertus supplémentaires. Un remède efficace qui marche aussi en pleine saison…