Billetterie

AS Cannes

le 12/10/2015
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Premier de la saison régulière, Cannes n’a pas changé grand-chose et désire s’installer durablement dans le top 4 de LAM.

 

Il y a deux lectures possibles à la dernière saison cannoise. Et le manager général du club, Pierre-Emmanuel Franchet, peine un peu à en faire une histoire qui soit heureuse ou quoi soit triste, jonglant finalement entre les ressentis quand il évoque les souvenirs. Vainqueur de la saison régulière, au terme d’un exercice solide, Cannes est sorti les mains vides et le cœur cabossé en demi-finale des Play-Offs, dominé par le futur champion tourangeau et plombé par deux blessures lors du match retour (Ragondet et Castard). Avec un ticket glané en CEV et des regrets en LAM, le bilan était presque un peu tristoune : «Le premier constat, c’est que faire une belle saison régulière c’est bien mais les Play-Offs sont les juges de paix. Premier de la saison, c’est bien pour les sponsors, le public, ça ramène du beau jeu au Palais des Victoires, ça octroie une coupe d’Europe, mais ce n’est pas ce qui donne le titre au bout», résume le manager azuréen. 

Il y a donc comme un manque, une pointe de frustration dans l’air cannois à douze jours de relancer la machine. Mais pour autant, il n’était nullement question de tout casser. Neuvième il y a deux ans, le nonuple champion de France sait qu’il est sur la bonne voie. Il a donc conservé six joueurs de son sept de base, enrôlant le libéro slovène, Jani Kovacic (1,85 m, 23 ans) pour succéder à Pascal Ragondet, tout jeune retraité des terrains. Une permanence dans l’effectif qui doit a priori asseoir le club cannois dans le haut du tableau et lui permettre d’évoluer avec quelques automatismes et certitudes dans le jeu dès le début de saison. «On a essayé de travailler dans la continuité, on sait que c’est comme ça qu’on peut progresser. On n’a pas les moyens en France de prendre de grandes stars», justifie le manager cannois. Avec un budget en légère baisse, autour de 1,5 millions d’euros et des internationaux de tous horizons, dont Pujol et Aguenier sont actuellement à l’Euro avec les Bleus, la manœuvre n’était pas aisée. Mais Cannes a incontestablement gagné du crédit l’an passé et le club de la Côte d’azur se verrait bien redevenir une place forte du volley français.

Mais là encore rien n’est simple. La densité et l’homogénéité de la LAM appellent à la plus grande rigueur et une vigilance permanente. «L’an passé, vous pouviez perdre n’importe où», prévient le manager cannois, qui compte sur l’expérience du pointu trentenaire danois, Kristian Knudsen (1,99 m, 36 ans) pour distiller au jeune titulaire d’attaque, Dusan Petkovic (23 ans), les conseils avisés qui vont bien sur un ou deux points chauds, lesquels font souvent la pleine réussite d’une saison. «L’an passé, on a eu des petits manques sur des ballons de relance, certaines situations où il aurait fallu être un peu plus intelligent dans le jeu», note Pierre-Emmanuel, conscient qu’avec quelques éclairs de lucidité en plus cette saison, l’AS Cannes devrait être au cœur de la grande bataille…