Billetterie

Cambrai

le 10/10/2015
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Avec l’un des plus petits budgets de LBM, Cambrai veut d’abord solidifier la structure avant de regarder vers le haut.

 

A Cambrai, les rêves de grandeur sont encore dans l’emballage. Ici, on veut faire les choses sagement, sans précipitation ni emballement. Avec un budget avoisinant les 430.000 euros, Cambrai est l’un des moins nantis de la LBM et les projets pharaoniques sont pour plus tard. Avant de viser haut et de parler de Ligue AM, Cambrai veut s’ancrer, les pieds au sol. «Actuellement, on n’est pas concerné par un objectif immédiat de monter. Il ne faut pas vouloir mettre la charrue avant les bœufs. Dans un premier temps, il faut bien structurer le club pour pouvoir ensuite fixer des objectifs. On n’est pas le Qatar, mais on se développe bien et ça doit permettre ensuite au club de viser plus haut», admet l’entraîneur cambrésien. A Cambrai, on ne veut donc pas faire de bêtises, ni se voir plus beau qu’on n’est. Mais cela ne veut pas dire que l’on ne va pas combattre. Huitième l’an passé, à deux points seulement du quatrième, éliminé au premier tour des Play-Offs par Poitiers, Cambrai a démontré, notamment à domicile dans son antre de Vanpoulle, qu’il ne se laissait pas sagement manœuvré. Et, avec cette formule de championnat et les extra-matchs, l’efficacité à la maison, est clairement un atout majeur.

Cette saison, l’équipe a été bouleversée à 50%, mais Cambrai veut demeurer l’irréductible du Nord. Pour cela, le technicien a joué sur les égos, axant son recrutement sur des joueurs à fort objectif individuel, en recherche de temps de jeu, revanchards ou désireux de se montrer. «On peut difficilement rechercher des joueurs confirmés, rompus aux divisions professionnelles en France. Tous les joueurs ont des objectifs personnels identifiés au sein du projet collectif», explique-t-il. Le réceptionneur-attaquant Paul Villard (1,92 m, 23 ans) sort frustré d’une saison sans grand temps de jeu à Beauvais, le libéro, Cyril Guittet (1,85 m, 23 ans) et le réceptionneur-attaquant, Aleksandar Milivojevic (1,97 m, 32 ans) qui étaient associés à Harnes l’an passé, sont eux appelés à tenir la réception cambrésienne cette année. Et le jeune passeur, Maxime Gauthier (1,80 m, 23 ans) doit grandir dans l’ombre du capitaine Maxime Dillies, plaque tournante du jeu nordiste. «L’équipe est organisée autour de lui et les joueurs qui arrivent doivent être complémentaires et en cohérence avec les qualités de Max», explique Cédric Dubois.

Parmi les associations attendues, il y a évidemment l’attelage passeur-pointu, avec l’arrivée d’un Américain puissant et gros serveur, au CV universitaire impressionnant, Joseph Smalzer (2,03 m, 25 ans). Sorti de l’université de Loyola en 2014 avec laquelle il fut champion NCAA, Smalzer, qui évoluait en Finlande l’an passé, était référencé comme l’un des top joueurs universitaires du pays et fut d’ailleurs élu MVP du tournoi final lors de son année senior. «C’est un bon mec, très intéressant avec son bras gauche», confirme son coach, impatient d’entrer enfin dans la grande bataille.