Billetterie

Montpellier

le 08/10/2015
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Changement de salle, pertes de joueurs emblématiques, fondations à poser : le Montpellier Volley aborde un nouveau pan de son histoire.

 

Il y a des saisons qui s’inscrivent en creux, qui se glissent, ordinaires, dans le fil d’une vie. Et puis il y en a d’autres qui sont datées en gras, qui élèvent un édifice, qui font naître une histoire. La saison 2015-2016 est sans doute de celles-là. En retournant à demeure à Castelnau-le-Lez, en disposant au quotidien d’un gymnase parfaitement dimensionné, le Montpellier Volley entre dans une ère nouvelle. Implantation géographique, restructuration économique, développement budgétaire, sont autant d’armes de séduction massive auprès des partenaires privés qui doivent amener le volley héraultais à grandir.

Et finalement, c’est presque symbolique que ces changements structurels s’accompagnent d’un renouveau sportif, lequel a fait couler une vive émotion à l’intersaison. En perdant les internationaux et enfants de la maison, Franck Lafitte, Julien Lyneel et Nicolas Le Goff, vainqueurs cet été avec les Bleus de la Ligue Mondiale, en ne conservant qu’un joueur, le capitaine inébranlable Philip Schneider, de son six majeur, Montpellier est clairement passé à autre chose. Et pour le coach Loïc Le Marrec, c’est dans la logique des choses. «Julien, Franck, Nicolas sont là depuis leur sortie du CNVB ou pas loin. C’est une suite logique qu’ils aillent se frotter dans les meilleurs championnats, avec les meilleures équipes. Finalement, l’histoire est belle. C’est avec plaisir qu’on va les voir évoluer ailleurs désormais», dit-il avec beaucoup de bienveillance.

Pour reformater son effectif, le coach montpelliérain a puisé à toutes les sources. Il a opté pour des «non badgés» LAM, avec les centraux brésilien et hollandais, Felipe Mariano (1,99 m, 25 ans) et Jasper Diefenbach (1,96 m, 27 ans), ainsi que le passeur espagnol Victor Viciana (1,89 m, 32 ans). Il a aussi appelé en renfort des «hommes de terrain», rompus à la LNV, tels les réceptionneur-attaquants Karel Linz (2 m, 29 ans) et Julien Lavagne (1,84 m, 29 ans) et  le libéro Steve Peironet (1,90 m, 30 ans). Tout ce beau monde devant aider les pousses du cru, Patry, Pauly, Di Giantommaso, Bultor, Josserand à grandir encore. «On a essayé de construire un groupe équilibré et de tous horizons avec de l’expérience, du sang frais, de la jeunesse. Quand on reconstruit quelque chose, il faut d’abord poser des fondations solides», raconte Loïc Le Marrec.

Pour le jeu, il faudra forcément un peu de temps pour que tout rigole. En revanche, l’équipe devra vite se faire une fiche d’identité si elle veut exister et accrocher les Play-Offs, après quatre saisons sans extra-time. «Au-delà de l’aspect tactique, technique, ce que je recherche, c’est un état d’esprit, des valeurs de combat parce que c’est là que va se faire la différence», prévient le coach. Pour le reste, Montpellier doit pouvoir passer le cap. En 74 ans consécutifs dans l’élite, le club héraultais a déjà su prendre quelques virages.