SF Paris St-Cloud

le 06/10/2015
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Le Stade Français Paris Saint-Cloud, surprenant troisième la saison passée, veut encore bousculer la hiérarchie en LAF.

 

Il n’a pas les poches pleines, mais le SF Paris Saint-Cloud est d’une appétence gloutonne. Un désir, un instinct qui semble désormais le pousser vers les nourritures les plus célestes, les quêtes les plus grandioses. Troisième l’an passé, à la surprise générale, le club parisien aurait pu être effleuré par l’envie de se délasser et se passer en boucle le film d’une saison incroyable. «C’était une saison exceptionnelle», dit simplement son coach, Stijn Morand. Mais voilà, plutôt que de se lover dans le douillet et conter les belles heures, le Stade est déjà reparti à l’assaut, au vu d’une première partie de préparation convaincante. Et finalement, de cette édition 2014-2015 magnifique, il ne subsiste plus que la pointe de déception qui a clos l’exercice, avec cette élimination en demi-finale des Play-Offs, sur le terrain du Cannet, au bout du dernier tie-break de la série ! «En fait, la déception après la demi-finale a donné un appétit, une énergie, l’envie de ne plus revivre ça. Depuis le début de la préparation, je ressens cela», se réjouit le jeune entraîneur belge.

Les Mariannes sont belles et veulent donc le rester. Mais avec 700.000 euros de budget et la Coupe d’Europe à jouer en sus, le staff parisien n’a pas fait de miracle et il sait qu’il sera compliqué de rééditer l’exploit. «Vu le recrutement des autres équipes, je pense qu’on n’aura pas notre sort entre nos mains. Statistiquement, il n’y a qu’une petite chance de refaire la même saison. On a tout à perdre cette année», convient d’ailleurs le technicien parisien, qui se rebelle illico : «Mais on ne donnera rien et ce seront aux adversaires de venir nous chercher !»

Avec une ossature inchangée autour de la troisième marqueuse de LAF l’an passé, Nina Coolman, le Stade a surtout rajeuni et agrandi les troupes. La passeuse internationale, Laurianne Delabarre (1,77 m, 28 ans) revient au club et sera secondée au poste par l’espoir belge, Aziliz Divoux (1,84 m, 20 ans), qui jouait la Ligue des Champions avec Gand à 18 ans ! La réceptionneuse-attaquante, Alexandra Dascalu (1,83 m, 24 ans) est très attendue et les deux jeunes Italiennes, la centrale Stefania Guaschino (1,81 m, 21 ans) et l’attaquante Alessia Fiesoli (1,85 m, 21 ans) ont déjà montré de belles choses. Enfin, la puissance un peu brute encore de la réceptionneuse-attaquante néo-Zélandaise, Kelsie Wills (1,85 m, 22 ans), tout juste sortie de NCAA, pourrait faire des ravages en deuxième partie de saison.

Bref, le Stade trépigne déjà, presque en ordre de marche. En dix matches préparatoires, il présente un bilan très positif de huit victoires pour deux défaites. «Le dynamisme est là. Je suis très satisfait de la préparation. Jusqu’à maintenant, ça marche bien. Maintenant, la préparation est longue pour tout le monde et on a hâte que ça recommence !», avoue le coach, emporté lui aussi par le challenge et ce défi ambitieux, lancé par son président : devenir vice-champion de France en 2017 !