Billetterie

Asnières

le 30/09/2015
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Ambitieux mais pas rêveur, Asnières perpétue sa politique de formation et mise sur la jeunesse pour bien vivre en Ligue B Masculine.


À s’en tenir au seul rectangle de jeu, Asnières veut bien voir dans cette saison 2015-2016 quelques avantages. Avec un championnat réduit à huit clubs mais sans descente, le club asniérois, connu et reconnu historiquement pour son bon travail de formation, a encore mis quelques pièces de plus sur l’autel de la jeunesse. Car tel est son ADN mais aussi aujourd’hui sa seule voie de salut. Car, avec 580.000 euros de budget pour l’entièreté du club (secteurs pro et amateur confondus), il n’a pas vraiment les moyens de construire un palace. Mais, son coach compte animer de cette flamme formatrice qui a toujours fait avancer le volley par ici. «Cette formule ne change rien pour moi et, si l’on se place sur le seul plan sportif, pour une équipe comme la nôtre, c'est presque idéal», avoue Claude Roghe, le coach asniérois. «Elle nous permet de travailler sereinement au développement des joueurs, sans l’épée de Damoclès de la descente au-dessus de la tête.»

Avec un âge moyen de 24 ans et sept joueurs sur douze à 23 ans ou moins, le club des Hauts-de-Seine a le sang chaud, tracté par des louveteaux désireux de montrer de quoi ils sont capables sur un terrain de volley. D’ailleurs, Claude Roghe s’est habilement servi des envies de chacun pour monter son équipe. «Le recrutement, c’est du développement de jeunes joueurs. L’objectif c’est de tenter d’aller le plus loin possible tout en développant ces jeunes ambitieux qui veulent se montrer, qui ont envie de mettre un pied dans la réalité. J’ai joué sur l’ambition individuelle des joueurs», explique-t-il.

À la passe, il a notamment donné les clés à Romain Kreisz (1,92 m, 22 ans), arrivé de Saint-Nazaire et en manque de temps de jeu. «Je connais bien le gamin. Il a le profil d’un passeur moderne, avec une vraie réflexion sur le volley», détaille son coach. Le central de Nice, Julien Bourdon (2,03 m, 23 ans) et le réceptionneur-attaquant d’Orange, Arthur Darmois (1,98 m, 23 ans) ont eux aussi ce profil de croqueurs de temps de jeu, tout comme les quatre «mômes» de 20 ans et du cru, Yassine Azzenoud, Kevin Ricard, Yao Gnenegbe et Guillaume Kyriacou, appelés aux responsabilités cette année. Mais les minots ne seront pas seuls maîtres à bord. Le retour au club du central trentenaire, Christophe Cesaire (2 m, 32 ans), champion de France Ligue BM avec Asnières en 2006 est un ancrage solide et le pointu Jakub Rybnicek (2 m, 32 ans) est toujours là lui aussi. «J’ai gardé deux, trois briscards pour canaliser les jeunes loups», sourit le coach, qui estime avoir fait une «équipe plus équilibrée que l’année dernière avec un jeu plus construit, plus réfléchi.» Comme quoi, même avec peu, on peut espérer faire du bon…