Billetterie

Saint-Quentin

le 28/09/2015
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Saint-Quentin a changé la moitié de l’équipe et a mis un peu plus de technique, de taille et de vécu pour être compétitif cette saison.


Il est un peu l’histoire, le souffle et l’âme du SQV. Depuis plus de vingt ans qu’il y œuvre, avec une foi inébranlable, le coach serbe Nenad Komnenic a tout fait et tout vu au club. Alors, cette nouvelle saison à huit clubs, avec ticket d’entrée garanti pour tous en Play-Offs, peut bien ne ressembler à aucune autre, c’est une aventure picarde de plus que le technicien serbe va vivre avec autant d’intensité et de rigueur que les autres.

Il y a bien longtemps que le coach ne fait ni promesse ni littérature au moment d’envisager la façon dont il voit les choses et la saison à venir. Le SQV ne roule pas sur l’or et après avoir courageusement assuré son maintien l’an passé, l’idée maîtresse fut d’abord d’améliorer l’état général du volley proposé la saison passée. «La formule ne me dérange pas du tout. Elle ne va pas changer ma manière de travailler ou de fonctionner. Aucun entraîneur ne peut donner de promesse, pour convaincre je ne sais pas qui, je ne sais pas quoi ! Je bosse, on travaille. Avec la qualité du travail, on va avoir des résultats. Ce qui est sûr, c’est que l’on veut attaquer fort le championnat, être plus compétiteur cette année», raconte le technicien saint-quentinois, qui a tout de même relevé la mire et vise avec son groupe la première partie du classement, afin d’obtenir l’avantage du terrain au premier tour des Play-Offs.

Pour y parvenir, le staff picard a opté pour le qualitatif, le vécu et l’expérience, avec un effectif resserré à dix joueurs, dont cinq recrues. «On a pris moins en nombre, mais j’ai un groupe avec un peu plus de qualité et des joueurs qui ont déjà vécu le haut niveau. Cette équipe est plus professionnelle donc ça me facilite la tâche au niveau de la cohésion du groupe», explique l’entraîneur du SQV. Sur le plan du jeu, Komnenic s’est attelé à gommer au mieux les carences exposées l’an passé : à la passe, domaine déficitaire, il a opté pour deux faiseurs de jeu de grande taille, Luka Cubrilo (2,02 m, 27 ans) et Paul Cooper (1,92 m, 22 ans), qui doivent d’abord rendre le jeu plus fluide, mais apporter aussi une présence supplémentaire au contre. «On doit avoir une construction du jeu plus fluide, notamment sur la première et la deuxième touche technique. Avec deux passeurs de grande taille, j’ai aussi bien amélioré le contre», note le coach. Dans ce domaine, les arrivées du réceptionneur-attaquant macédonien, Aleksandar Milkov (1,99 m, 33 ans) et du central canadien, Jérémie Lortie (2,04 m, 24 ans) sont de vrais atouts, alors que «l’ancien», Bertrand Morelle (1,90 m, 37 ans), revient en Picardie pour y tenir le fort défensif depuis son poste de libéro. Bref, Saint-Quentin semble avoir mis un peu plus de tout dans son jeu. Mais le coach tait encore les promesses…