Billetterie

Terville Florange

le 24/09/2015
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Avec 80% de l’effectif remodelé, le club mosellan, sauvé in extremis l’an passé, repart pour une nouvelle saison délicate en LAF.

 

Au TFOC, la continuité est un luxe que le club mosellan ne peut pas s’offrir. D’une année sur l’autre, c’est la même rengaine et le coach franco-roumain, Pompiliu Dascalu doit donc tout reconstruire et refaire le puzzle chaque été. Mais cette année, avec neuf arrivées sur un effectif de onze joueuses, Terville Florange a littéralement tout chamboulé, tout repensé. «C’est un peu notre lot de chaque intersaison de devoir changer cinq ou six joueuses. Mais là, on a dû battre des records !», sourit le technicien lorrain. «Souvent le TFOC est un tremplin pour pas mal de joueuses et nous, avec un budget limité, on doit donc chaque été tenter des paris.»

Et cela vous emmène forcément avec la peur au ventre jusqu’au bout de la nuit. La saison dernière, le TFOC a ainsi assuré son maintien en LAF lors de la dernière journée et un succès capital sur le parquet de Vannes ! «D’une saison comme celle-là, on sort avec beaucoup plus de cheveux blancs», plaisante son entraîneur, qui a senti le vent du boulet toute la saison. «Le spectre de la descente planait bien avant ce dernier match contre Vannes. Et le maintien, on le sauve aussi avant, en ayant gratté des points importants contre Le Cannet ou Paris St-Cloud.»

Si Pompiliu Dascalu espère ne pas revoir le même film cette saison, il sait déjà que rien ne sera simple. «Je m’attends à une saison du même acabit. Je sais quelle est notre place, notre potentiel. Mais la bonne chose, c’est que j’ai un effectif de onze joueuses (au lieu de dix), ça change déjà la donne au niveau des entraînements.»

Pour monter un effectif capable de tenir la route en LAF, le staff mosellan a scruté, visionné tant et plus, fouinant dans un marché secondaire où les meilleures équipes françaises ne vont pas forcément piocher. Car, s’il a enrôlé la pointue internationale venue du Hainaut, Ludmilla Lican (1,78 m, 25 ans), connue de tous, il a fait quelques paris en réception-attaque, avec la jeune Argentine Tanya Acosta (1,86 m, 24 ans), jamais vue en Europe, et l’expérimentée brésilienne, Flavia Assis (1,83 m, 36 ans). Mais c’est à la passe que la problématique fut la plus délicate. Pour remplacer Tiphaine Sevin, le coach a choisi la jeune internationale espagnole, Maria José Corral Bouza (1,78 m, 24 ans), au jeu vif et rapide, un peu dans les standards de sa prédécesseure.

Malgré un effectif «nettoyé», Pompiliu ne va changer ni sa philosophie, ni sa méthode de jeu. «J’essaye le plus possible d’adapter ma stratégie aux joueuses que j’ai, mais globalement, elle ne change pas. Mes joueuses doivent adhérer à ma philosophie», estime-t-il. Pour encore une fois sauver sa peau ou bien voir plus haut ? «Le meilleur moyen d’assurer son maintien, c’est d’être en Play-Offs», résume le coach dans un savant calcul, porteur d’espoirs.