Billetterie

Nantes Rezé

le 16/09/2015
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Embarqués dans une saison compliquée l’an passé, les Nantais veulent d’abord retrouver de la stabilité et du plaisir dans le jeu.

 

Quand il enveloppe les mots de son accent tchèque, le soulagement est un peu plus fort encore. De la saison passée, terminée à la douzième place avec un maintien assuré lors de l’ultime journée et un succès face à Paris, le coach nantais, Martin Demar, ne retient pas grand-chose ou alors l’issue seulement. «On est content d’être resté en Ligue A. Après six saisons de réussite, on s’est un peu endormi. On était persuadé d’avoir une très belle équipe et ce n’était pas le cas. On a fait la plus mauvaise saison depuis que je suis là. Ça a été compliqué pour tout le monde, pour les joueurs, pour les dirigeants, pour moi», résume-t-il honnêtement.

Il fallait donc prestement tourner la page. Le club nantais s’est donc échiné à rebâtir, à reconstruire un groupe nouveau, avec des joueurs frais, pas abîmés par les tourments 2014-2015. «Il fallait de nouveaux joueurs, un nouveau souffle, une nouvelle envie», poursuit le coach nantais.

Avec six arrivées sur un effectif de onze joueurs, le club espère pouvoir panser les plaies. Dans ce travail de reconstruction, Nantes a privilégié l'expérience à l’insouciance de la jeunesse. «J’ai appris la leçon de la dernière saison où j’ai pris de jeunes talents mais sans expérience. Là, on a beaucoup travaillé sur notre recrutement afin de faire venir des joueurs expérimentés qui connaissent le championnat. Pour moi, c’est le championnat le plus difficile en Europe, après la Pologne», estime Demar, ravi d’avoir pu conserver sa colonne vertébrale, passeur/pointu (Branislav Skladany/Jan Hadrava). «C’est 50% de l’équipe», estime-t-il. Autour, il a adjoint l’ancien libéro international grec, Achilleas Papadimitriou (35 ans, 1,85 m), vu à Beauvais, le réceptionneur-attaquant allemand, médaillé de bronze au championnat du Monde 2014, Dirk Westphal (2,03 m, 29 ans) ainsi que Andrej Patuc (2,01 m, 30 ans) et Floris Van Rekom (1,98 m, 24 ans) au même poste. Il a aussi mis en couveuse le tout jeune pointu polyvalent, Daryl Antoinette (1,89 m, 18 ans) et rapatrié à la maison son propre fils et passeur, Matyas Demar (2,02 m, 24 ans). «Je l’ai fait venir comme deuxième passeur. C’est à lui de prouver sur le terrain s’il a le talent pour jouer ou pas», prévient le coach de père.

Reste maintenant à assembler le nouveau puzzle, à vivre une saison paisible, avant même de penser à se battre à nouveau tout en haut. «Pour moi, le premier objectif c’est d’abord de retrouver un certain niveau, le plaisir dans le jeu, la combativité, la confiance entre tous. La dernière saison, il y a pas mal de matches où on a laissé partir les sets. Je veux revoir une équipe qui se bat, qui donne tout et un public qui applaudit», raconte Martin Demar. Comme un premier pas vital avant de redevenir ambitieux…