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Nantes

le 15/09/2015
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Quatrième de la saison régulière de Ligue AF l’an passé, Nantes veut effacer des Play-Offs manqués et viser le podium.


Il a fallu ingurgiter beaucoup de choses pour Sylvain Quinquis et ces Nantaises à l’intersaison. D’abord, la petite troupe a dû se remettre d’un exercice 2014-2015 joué à cent à l’heure et terminé sur les rotules. Avec le menu gourmet championnat-Ligue des Champions, Nantes n’a pas eu le coffre suffisamment solide pour terminer d’aplomb et il a sans doute manqué d’un peu d’appétit au moment de la phase finale, terminée dès les quarts de finale face à Béziers, sur un cinglant 0-3 en match d’appui à domicile ! «Ce fut une saison très éprouvante», reconnaît d’ailleurs le technicien nantais. «Sur la deuxième partie de saison, on a pioché, il y a sans doute eu une certaine lassitude psychologique et on est arrivé aux play-offs un peu à bout de souffle.»

Pour autant, si la note finale dégage un peu d’amertume, le VBN demeure sur le bon chemin et la dynamique n’est aucunement enraillée. «Tous les objectifs fixés par le club l’an passé ont été atteints. On finit dans le top 5, on accroche la qualification européenne et on a passé un tour de Coupe d’Europe», note ainsi le coach nantais.

Pour rester dans le bon sillage, Nantes a dû remplir une mission délicate cet été : remplacer sa passeuse, Nikoletta Koutouxidou, qui faisait un peu la pluie et le beau temps nantais depuis deux ans. «C’était un gros chantier et une situation assez préoccupante car elle était vraiment un élément moteur», convient Quinquis. Nantes pensait avoir résolu le problème, avec éclat, en engageant Fernandinha (1,72 m, 35 ans), internationale Brésilienne et championne olympique en titre, le plus gros pedigree jamais vu au VBN. Hélas, Fernandinha sera restée trois semaines avant de repartir au pays et de prendre sa retraite ! Un coup dur qui a obligé le staff nantais a réagir très vite, lequel espère maintenant avoir fait une bonne pioche avec une autre passeuse brésilienne, Keylla Fabrino Ramos (1,77 m, 29 ans), déjà vu à Calais et qui connaît donc la LAF.

En tout cas, Nantes ne veut pas déroger à ses principes de jeu, à savoir un volley rapide et une balle vite en bout de filet, ce qui est souvent la marque de fabrique des passeuses brésiliennes. Pour apporter plus de puissance et de densité physique au filet, le technicien a pioché dans le vivier nord-américain, qu’il connaît bien, avec la réceptionneuse-attaquante canadienne, Shanice Marcelle (1,83 m, 25 ans) et la pointue américaine Katherine Harms (1,88 m, 24 ans), déjà rompues aux championnats européens. Avec Nia Grant (1,86 m, 22 ans), en revanche, il a misé sur une centrale tout juste sortie de la NCAA, mais pas de n’importe où, de Penn State, temple du volley féminin. «Je suis pas mal le championnat universitaire américain, gros vivier de bonnes joueuses de volley», confirme Quinquis, qui a complété l’effectif avec la réceptionneuse-attaquante tchèque, Sarka Barborkova (1,92 m, 29 ans). «Le projet est de continuer à lutter pour le podium. On est déjà excité à l’idée de batailler», avoue l’entraîneur nantais, ravi d’avoir ainsi passé cette délicate intersaison.