Billetterie

Sète

le 08/09/2015
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Avec un recrutement bouclé dès la fin mai, sur des postes clé, Sète veut rester ambitieux et demeurer dans le sillage du Top 3.


A première vue, l’Arago n’a pas fait de révolution. Le recrutement fut finalisé dans le calme, sereinement et rapidement dès la fin du mois de mai. Cinquième de l’exercice régulier 2014-2015, Sète n’avait pas matière à secouer son ossature. Pourtant, si le club héraultais enregistre quatre arrivées «seulement», il s’agit bien de modifications profondes, à des postes stratégiques et sur des joueurs majeurs. «Si on prend l’effectif dans son ensemble, ça fait un tiers, mais les quatre arrivées, c’est quatre titulaires potentiels. Un entraîneur aime stabiliser son équipe. Mais là des choix ont été faits sur certains postes», précise l’entraîneur et manager de l’équipe, Patrick Duflos.

C’est le cas à la passe notamment, où l’Arago a fait confiance au madré et inventif espagnol, Guillermo Hernan (1,82 m, 32 ans), tout droit venu du Paris Volley. Une retouche fondamentale qui devrait modifier sérieusement l’ADN du jeu sétois la saison prochaine. «C’est une recrue importante oui», concède le coach de l’Arago. «D’abord l’arrivée d’Hernan nous fait énormément plaisir. J’avais d’autres contacts avec des passeurs étrangers qui auraient découvert le championnat. Lui connaît tous les joueurs qu’il va avoir en face de lui ! Avec Hernan, on passe d’un passeur moderne, physique à un passeur plus créatif, qui a fait ses preuves en Ligue A.»

Pour pallier une certaine déficience en réception, Sète a signé le Toulousain Thibault Rossard (1,94 m, 22 ans), spécialiste du genre. «Il devrait nous apporter un peu plus de stabilité en réception», note Patrick Duflos. Et les deux autres recrues ne sont pas anodines non plus, avec les renforts au centre de l’international français Franck Lafitte (2,03 m, 26 ans), ex Montpellier, et la venue du vétéran pointu de Chaumont, Jean-Patrice Mboulet (1,99 m, 36 ans).

Reste maintenant au technicien à agglomérer tout cela et donner une identité, un nouvel équilibre au jeu sétois. Avec une masse salariale légèrement amputée et un joueur de moins (10 pros cette saison), le club héraultais, sorti dès les quarts de finale en play-offs la saison passée, ne roule pas en tout confort, mais reste à l’affût. «On est à chaque fois un peu limite, tout le temps à l’arrache. On se bagarre pour arriver en play-offs et quand on y arrive, on est peut-être un peu émoussé», convient le coach, conscient que le succès réclame souvent du temps. «L’habitude de jouer des titres s’acquiert par un peu plus de stabilité dans le jeu. En changeant une grosse partie de l’équipe, c’est toujours un peu compliqué pour aller loin, pour avoir une histoire ensemble», reconnaît-il. Comme celle que Sète, il n’y a pas si longtemps, avait pu écrire avec les Tonuitti, Barais, Geiler et autres, du temps où l’Arago était un candidat au titre…