Billetterie

Grand Nancy

le 01/09/2015
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Champion de France de Ligue B en mai dernier, Nancy va découvrir l’élite avec les incertitudes du promu et beaucoup d’humilité.


Evidemment, il y a le bonheur entier d’une série de play-offs extatique. Cinq matches, cinq victoires, quatre petits sets seulement abandonnés en chemin et ce fier sentiment d’être un champion de France totalement légitime. «C’est une énorme récompense pour le club après 15 ans de travail», explique le manager général du club lorrain, Michel Hentzen. Mais derrière la joie brute d’une accession rêvée et maîtrisée, Maxéville Nancy, qui s’appelle désormais Grand Nancy Volley-Ball, doit désormais poser des fondations encore un peu plus solides pour perdurer parmi les grands.

 L’affaire s’annonce compliquée. Entre une intersaison délicate, marquée notamment par le départ du coach emblématique, Emmanuel Dumortier, personnalité forte du club lorrain depuis six ans et un budget aux angles secs, Nancy plonge sans gilet dans le grand bassin du volley français. «On ne peut pas parler d’excitation, mais plus de frémissement sur comment on va gérer tout ça. Avec Emmanuel, j’ai senti que c’était le moment de passer à autre chose», convient Michel Hentzen.

Avec 790.000 euros de budget et une masse salariale encadrée, Nancy n’a pas fait de miracle côté recrutement et s’est d’abord attelé à conserver quelques joueurs référents à ce niveau, comme son pointu camerounais, David Feughouo (2,05 m, 26 ans) ou les centraux français, Christian Fuahea (1,97 m, 32 ans) et Jean-Stéphane Tolar (2 m, 31 ans). Pour renforcer le groupe, Nancy n’a pas lancé ses jetons n’importe où. Dustin Watten (1,82 m, 28 ans), son nouveau libéro, a été vu à Ajaccio l’an passé et le réceptionneur-attaquant bulgare Szabolcs Nemeth (1,99 m, 29 ans) a déjà bataillé en Ligue A avec Beauvais. En fait, la seule véritable audace concerne le réceptionneur-attaquant russe, Alexander Sorokoletov (1,96 m, 29 ans), «un gros pari», concède le manager lorrain, qui a privilégié la cohésion à l’exposition individuelle. «Cette équipe a été conçue sur les mêmes recettes : avoir un groupe soudé et non des individualités qu’on ne peut pas se payer.»

En tout cas, le défi est de taille pour Gabriel Denys, le nouvel entraîneur lorrain, de retour sur un banc de Ligue A après une parenthèse de quatre ans et qui doit succéder à Emmanuel Dumortier dont l’empreinte au club va demeurer inscrite pour un bout de temps. «Ce n’est pas facile pour lui, d’autant qu’il n’a pas participé au recrutement de tous les joueurs. Venir chez nous, ce n’est jamais simple», avoue Michel Hentzen, comme pour préparer déjà son coach à la rude tâche.