Billetterie

Paris sur son élan

le 10/07/2015
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Troisième de la saison régulière et demi-finaliste du dernier championnat, le Stade Français Paris Saint-Cloud veut tenir son rang malgré des moyens limités.

 

Forcément, le souvenir pique encore un peu. Bien sûr, il y a le moelleux d’une saison terminée bien au-delà des espérances les plus vives. Mais l’histoire faillit bien s’écrire d’une encre plus indélébile encore le 2 mai dernier. Ce soir-là, en demi-finale des play-offs, les Mariannes du SF Paris Saint-Cloud tombaient au tie-break du match d’appui sur le parquet du Cannet. Un espoir immense avait soufflé, mais le rêve de finale était passé. «A la sortie ça a été une énorme frustration», concède d’ailleurs le président du club, Claude Orphelin. «Il y a eu les pleurs des filles, les grincements de dents. On venait de passer à côté de quelque chose qui ressemble à l’exploit. Mais cela a duré deux heures. Après, tout le monde a pris conscience de ce qu’on avait réalisé et la frustration s’est transformée en dynamique.»


C’est dans cette posture ambitieuse que le club parisien a fourbi ses armes pour la saison prochaine. L’objectif est clair : demeurer tout en haut, lutter avec les meilleures, alors que le club cible le rang de vice-champion de France à l’horizon 2016-2017. «On repart pour rester dans les mêmes eaux et on va faire ça sans pression excessive», admet Claude Orphelin, à la tête du club depuis cinq ans.

Un club qui compte désormais dans le paysage de la Ligue A Féminine (4e en 2013, 5e en 2014, 3e en 2015), malgré des moyens financiers étriqués et l’avant-dernier budget du championnat (un peu moins de 700.000 euros) ! Une manne qui n’a pas fait de gras à l’intersaison mais avec laquelle le club parisien a malgré tout décidé de participer à la Coupe d’Europe (CEV), après avoir décliné l’invitation l’an passé. «On a décidé d’y aller car on en a envie et les filles ne vont pas rester là toute leur vie si on se qualifie à chaque fois pour une Coupe d’Europe et qu’on ne la joue pas. La vie sans émotion, ce n’est pas la vie», concède le président.

 

Dans l’élan, et guidé par le coach belge, Stijn Morand, depuis la saison dernière, le SF Paris Saint-Cloud a misé sur la continuité, en conservant un «cinq majeur», dont la troisième marqueuse du championnat, la réceptionneuse-attaquante belge, Nina Coolman. Mais Paris a tout de même subi quelques pertes lourdes à l’intersaison, avec notamment le départ de sa passeuse slovène, Karmen Kocar. Pour pallier ce manque, le Stade a fait revenir au club l’internationale française, Laurianne Delabarre (1,77 m, 26 ans) et enrôlé l’espoir belge au poste, Aziliz Divoux (1,83 m, 20 ans). Avec elles, et dans un souci de rajeunir et grandir l’équipe, la réceptionneuse-attaquante de Vannes, Alexandra Dascalu (1,84 m, 24 ans) et deux Italiennes, la centrale Stefania Guaschino (1,83 m, 20 ans) et l’attaquante Alessia Fiesoli (1,85 m, 21 ans) sont venues garnir l’effectif parisien, lequel n’attend plus qu’une réceptionneuse-attaquante supplémentaire pour être au complet et paré d’une ambition intacte.