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Paes-Rougeyron, l'interview croisée

le 08/05/2015
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A la veille de la finale de la Ligue AM entre Tours et Paris, entretien croisé avec les deux entraîneurs, Mauricio Paes et Dorian Rougeyron, face-à-face pour la troisième année consécutive.

Les années passent mais rien ne change, avec une nouvelle fois Tours et Paris en finale.
Mauricio Paes (entraîneur Tours): (Rires) Oui, c’est la même finale sur les trois dernières éditions. On se connaît bien, on se respecte beaucoup. Je suis content que ce soit Paris. C’est un club que j’apprécie beaucoup, dans lequel j’ai vécu des moments importants et des belles victoires. Michel Rougeyron était le premier président qui m’a fait confiance pour prendre l’équipe en mains. 

Dorian Rougeyron (entraîneur Paris): Oui, Bizarrement, c’est devenu une habitude. C’est étonnant vu la densité du championnat et le nombre d’équipes qui peuvent prétendre à être en finale. D’autres équipes ont montré des belles choses cette année et méritaient aussi d’être en finale, je pense à Cannes, à Lyon, à Beauvais...
 

Comment est l’atmosphère dans le vestiaire avant cette finale ?

M.P: On parle beaucoup. Il y a cette envie d’y être, de l’appréhension, une implication très importante. Ce sont les trois derniers jours pour accomplir le travail d’une saison. On a tous envie et hâte d’y être. 

D.R : Elle est studieuse et en même temps, elle est assez joyeuse. On a hâte que le jour de la finale arrive. On essaye de se préparer le mieux possible. L’atmosphère est toujours bonne.
 

Quel est le favori de cette finale selon vous ?

M.P: Certains pensent que Tours est favori, d’autres que Paris est favori. Moi je vois une finale très ouverte. Paris est plus équilibré, plus solide, plus mûr que l’année dernière. Nous devons faire très attention, même si on est préparé pour cela. Paris a montré tout au long de la saison qu’ils étaient capables d’être réguliers, performants. Ils auraient même dû finir premiers de la saison régulière. Et ils ont montré en play-offs qu’ils avaient des belles valeurs, que nous partageons. Ça va se jouer sur du classique, le service-récep, et sur des petits détails, comme la sérénité, la capacité de rester lucide quoi qu’il arrive, de ne rien lâcher. 

D.R: C’est forcément Tours qui est favori pour pas mal de raisons. C’est pratiquement la même équipe sur le papier qui est championne depuis trois ans. C’est aussi le club avec le plus gros budget qui est en finale. On connait leur capacité à gérer ce genre de matchs, maintenant, on ne se présentera pas en victime et on essaiera de bousculer la hiérarchie. L’important c’est vraiment qu’on propose notre meilleur volley, qu’on montre notre meilleur visage.
 

Quelle sont les principales forces de votre adversaire ?

M.P: Leur collectif tourne bien, est solide, et avec l’arrivée de Kovacevic, il a gagné en sérénité, en maturité. Ce collectif s’exprime plus en terme d’équipe qu’avant. Et ils ont une capacité de service extraordinaire, et quand on parle service, on parle notamment de Kreek, de Gjorgiev et de Bahov. Leur force c’est le collectif, mais aussi leur qualité technique au service. 

D.R: Il y en a beaucoup. Ils ont plein de joueurs talentueux sur beaucoup de postes, un entraîneur qui fait en sorte que la mayonnaise prenne bien. C’est un club qui est structuré donc qui a des conditions de travail très performantes dans les moindres détails, que ce soit en terme de récupération, de préparation physique. Ils ont accès à des choses sympas pour se préparer. Ils ont plein de forces, c’est compliqué d’en sortir une ou deux.
 

Y’a-t-il un joueur dont vous vous méfiez plus que les autres ?

M.P: On peut parler de Gjorgiev mais je pense que Bahov a énormément évolué dans cette saison. 

D.R: On connaît tous l’impact que peut avoir Konecny sur une partie. Maintenant, si c’était le seul joueur à surveiller à Tours, ils n’en seraient pas là. S’ils sont en finale, c’est qu’ils sont bien équipés sur tous les postes.
 

Gjorgiev-Konecny, ce sera un match dans le match.

M.P: Gjorgiev a été très fort cette année, il n’a rien à prouver. Que ce soit, David (Konecny) ou Gjorgiev, les deux ont tellement envie de gagner qu’ils donneront tout ce qu’ils ont. Après, il y a aussi les passeurs, les centraux... tout le monde a envie de montrer de belles choses, de répondre présent. 

D.R: C’est ce que tout le monde dit. Mais si les deux équipes n’avaient que ces deux arguments là, elles ne seraient sûrement pas là où elles sont. Oui, ce sont deux très bons joueurs, deux très bons pointus, mais il y a d’autres joueurs hyper compétents sur les autres postes.