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Exiga : « Je suis un guerrier »

le 17/03/2015
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Alors qu’il a déjà gagné deux titres de champion de France avec Tours, Jean-François Exiga se verrait bien décrocher une troisième couronne nationale. Mais avant cela, il espère aider sa formation à ajouter une Coupe de France à son tableau de chasse.
 

Jean-François, vous êtes probablement l’un des joueurs les plus expressifs de ce championnat. Cette manière que vous avez de sauter dans les bras de vos coéquipiers après chaque victoire, ou même après certains points, est votre marque de fabrique.
Oui, c’est un peu ma marque de fabrique dans le sens où j’ai toujours joué comme ça. C’est naturel. C’est pour moi important d’amener de l’énergie à l’équipe, dans les moments difficiles, comme dans les moments où l’équipe est bien. C’est bien de garder cette énergie-là, de vivre les moments à fond.
 

Ce n’est pas pour rien qu’on vous surnomme la puce...
La puce vient un peu de là, de ce côté énergique et très vif sur le terrain, mais aussi du fait de ma petite taille (rires).
 

Sur le terrain, plus que tous les autres, vous semblez être un guerrier.
Oui, que l’on joue un match de championnat ou une finale, j’essaye d’être le plus guerrier possible. C’est en étant dans cet esprit-là qu’on va toujours aller vers le haut et qu’on va gagner le plus de titres possibles. J’ai toujours eu cette philosophie en moi, cette motivation. Je suis un guerrier, je ne lâcherai jamais du premier au dernier point. Je suis dans cette optique là et j’essaye que l’équipe soit aussi dans cette optique-là.
 

C’est votre neuvième saison en Ligue AM après vos passages à Ajaccio et Cannes. Quel regard portez-vous sur le Championnat de France ?
C’est un championnat qui a beaucoup évolué, qui est très relevé et qui est de plus en plus difficile. Il est difficile dans le sens où il y a beaucoup de défense, de services flottants. Je m’aperçois qu’il y a des joueurs qui arrivent d’autres championnats qui ont beaucoup de difficultés à s’exprimer et à trouver leurs marques. Ça montre bien que le championnat de France est de plus en plus difficile. C’est pour ça que gagner une Coupe de France, un championnat ou finir premier d’une saison régulière, ça devient de plus en plus difficile, même si on s’appelle Tours.
 

C’est un championnat que vous avez déjà remporté deux fois, avec Tours, sur les deux dernières saisons. Avec à la clé de beaux souvenirs, on imagine.
Ce sont des souvenirs magnifiques. Gagner un championnat, c’est émotionnellement magnifique. On fait du volley, du sport de haut niveau pour gagner des titres. C’est l’aboutissement du travail que l’on accomplit toute l’année aux entraînements et aux matches. Ce sont des moments particuliers, j’espère que ça va se reproduire cette année.
 

Jamais deux sans trois...
J’aimerais bien gagner un troisième titre de champion de France, c’est sûr. Maintenant, ça ne va pas être facile.
 

Grand favori au titre de champion de France sur les dernières saisons, Tours doit faire face à une concurrence plus féroce cette année. Certaines équipes comme Cannes ou Paris ont montré de belles choses en saison régulière et seront de sérieux postulants à la victoire finale.
Cannes et Paris sont des grosses cylindrées. Les Cannois montrent qu’ils sont en progrès par rapport à la saison passée, et Paris est toujours sur la même lancée et a fait un bon recrutement. Mais il y aussi Lyon qui fait un gros championnat, et Beauvais aussi. Cette année, le championnat est homogène, ouvert. Et en play-offs, tout est possible, c’est un nouveau championnat qui commence. De notre côté, on a une très bonne équipe, on a eu du mal au début parce qu’on a eu pas mal de blessures.
 

Nikola Gjorgiev (Paris Volley) a récemment confié qu’en cas de victoire finale, il se verrait bien emmener le trophée du championnat au sommet de la tour Eiffel. Y a-t-il un endroit où vous souhaiteriez amener le trophée de votre côté ?
(Rires) Nous on a envie de la ramener à Tours, il n’y a pas de Tour Eiffel à Tours. Ramener la coupe au club, ce serait déjà bien. Mais le championnat est long et avant de penser ramener la Coupe (du championnat, ndlr) il faut déjà ramener la Coupe de France à Tours.
 

Justement, comment abordez-vous cette finale de Coupe face à Beauvais, samedi, à Coubertin ?
Beauvais est un peu comme nous. Ils ont eu un début un peu difficile, et là ils enchaînent beaucoup de victoires. Ça va être un combat. C’est une finale, tout est possible. On va bien la préparer pour être prêt le jour J. Mais ça va être très dur, il va y avoir beaucoup de pression, beaucoup de stress des deux côtés, comme dans toutes les finales. Une chose est sûre, tout le monde est au taquet et concentré pour cette finale. La Coupe de France est un titre qui tient à cœur de Tours. Moi, je pars du principe qu’il faut gagner les trois compétitions, championnat, supercoupe et Coupe de France.