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Nikolov, le monstre lyonnais

le 12/03/2015
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Vainqueur de la Ligue des champions en 2005 avec Tours, Vladimir Nikolov fait depuis un an et demi les beaux jours de Lyon, actuel troisième de Ligue AM. Le pointu bulgare, du haut de ses 37 ans, sera encore l’une des armes fatales de l’Asul, qui défie Paris ce week-end.
 

Champion de France, double champion d’Italie, vainqueur de la Ligue des champions, meilleur joueur européen en 2005... Le palmarès de Vladimir Nikolov parle de lui-même. C’est un poids lourd du volley international qui a fait son retour en Ligue AM, en 2013, sous les couleurs de Lyon. "J’étais heureux de revenir en France. Le championnat italien a perdu de sa valeur, et comme j’avais gardé de très bons souvenirs de Tours, j’étais content de retrouver le championnat de France", explique le pointu bulgare, qui avait emmené le TVB sur le toit de l’Europe en 2005.
 

Il y a un an et demi, Nikolov n’a donc pas hésité à revenir en France, même si l’Asul n'était à l’époque qu’un simple promu. "Son président m’a proposé un bon contrat, explique aujourd’hui "Vlado". M. Todorov m’a parlé du projet de Lyon, de construire quelque chose qui manquait ces dernières années. Lyon était l’un des meilleurs clubs français jusqu'au début des années 90. Après, malheureusement, l’équipe est tombée en deuxième division. Mais M.Todorov m’a parlé de la possibilité de faire quelque chose d’important, ici à Lyon."
 

Entre Rhône et Saône, Nikolov a retrouvé Silvano Prandi, un entraîneur qu’il connaît très bien pour l’avoir côtoyé du côté de Cuneo ou en sélection bulgare. "Je suis content d’avoir encore la possibilité de travailler avec lui, explique Nikolov. C’est un très bon entraîneur, avec beaucoup d’expérience. Chaque jour à l’entraînement avec lui est un plaisir." Un plaisir visiblement partagé par le technicien italien, qui apprécie d’avoir le pointu bulgare sous ses ordres. "C’est un grand joueur, avec une grande expérience, et qui a joué dans des grands clubs. Son expérience est utile pour tout le monde, pour ses coéquipiers et pour le staff."

"Le titre ? On n'y pense pas encore"
 

Pour autant, le retour en France de Nikolov n’a pas été totalement évident, au moins sur le plan collectif. "La première saison ne s’est pas très bien passée, reconnaît-il. On a tremblé jusqu’au dernier match, mais heureusement on a réussi à se sauver. Et cette année, nous sommes en train de faire une belle saison." Très belle même, puisque l’Asul occupe actuellement la troisième place du classement, derrière Paris et Cannes. Une surprise ? "Oui et non. Oui, car par rapport à l’année dernière on n’a pas fait beaucoup de changements. Mais en même temps, nous avons réussi à renforcer l’équipe. Et on a surtout fait de bons matchs depuis le début de l’année 2015. On n’a perdu que 2 matchs, et ça nous donne confiance pour la suite."
 

Paris, adversaire de l’Asul samedi à Gerland, est prévenu. "Notre objectif, à nous les joueurs, c’est d’essayer de rester dans les quatre premiers en vue des play-offs pour viser les demi-finales", annonce ainsi Nikolov. "Le titre ? On n’y pense pas encore. Mais si on arrive en demi-finale, on ne sera qu’à trois victoires du titre. On y pensera sans doute à ce moment-là", ajoute celui qui s’exprime dans un très bon français. "J’avais appris un peu le français à Tours. Et j’apprends encore maintenant. J’essaye de parler chaque jour en français avec les autres joueurs. Je peux encore m’améliorer."
 

Sur le terrain, en revanche, "Vlado" n’a plus grand-chose à apprendre. A 37 ans, il est sixième meilleur marqueur de Ligue AM, avec des pointes à 24 et 25 unités réalisées cette saison. "Il est encore performant, assure ainsi Silvano Prandi. Il peut encore jouer deux saisons, celle-ci et la prochaine. Après, je ne sais pas." L’intéressé, lui non plus, ne sait pas encore combien de temps il lui reste à passer sur les terrains. "C’est une bonne question. Le volley, c’est la seule chose que je sais faire bien, explique-t-il. Et je vais essayer de le faire le plus longtemps possible. Quand, à un moment, je ne me sentirai plus assez fort, j’arrêterai. Je suis encore utile, j’essaye d’aider l’équipe, et je pense que j’aide à gagner des matchs. Ce n’est plus tout à fait comme quand j’avais 20 ou 25 ans, mais j’arrive encore à trouver de la motivation. Mais le corps, c’est le plus important. De temps en temps, mon corps m’envoie des signaux, il me dit que je pousse trop fort." Pour le moment, ce sont plus les adversaires de l’Asul qui en ont à se plaindre.