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Enard, la vie en Rose

le 20/02/2015
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Avant le choc face à Cannes, ce week-end, dans le cadre de la 21e journée de Ligue AM, focus sur Cédric Enard, l’entraîneur des Spacer’s de Toulouse, qui rêvent d’une fin de saison en apothéose.
 

Enard, Toulousain de l’année 2014

L’information avait de quoi surprendre. En janvier, Cédric Enard a été élu Toulousain de l’année de 2014, en étant notamment préféré à Jean Tirole, le prix Nobel d’économie, Lydie Salvaire, lauréate du Prix Goncourt, ou encore au handballeur champion d'Europe et futur champion du monde, Valentin Porte. Une distinction, fruit d’un vote organisé sur Internet par la Dépêche du Midi, accueillie avec modestie par le coach des Spacer’s. "C’est surtout que nos supporters en ont parlé sur les réseaux sociaux, les gens autour du club ont voté tous les jours, tout le monde s’est pris au jeu, et ça a donné ça, explique Cédric Enard. J’étais surtout content parce que ça permettait de parler du volley à Toulouse. C’est dur. Avec tous les sports qu’il y à côté, le rugby, le foot… Notre groupe de supporters, créé cette année, nous booste beaucoup. Ils ont envie de prendre les choses en mains. On est suivis, ça fait plaisir. On a eu de bons résultats dès le début de saison, on a fait des beaux matchs, en championnat comme en Coupe d’Europe. Donc on parle un peu plus de nous cette année à Toulouse."
 

Un groupe ambitieux

On parle aussi beaucoup de Toulouse, en bien, en Ligue AM. Selon Patrick Duflos, l’entraîneur de Sète, les bons résultats du club haut-garonnais ne sont pas dus au hasard, mais au travail entrepris depuis plusieurs années (*). "Je suis d’accord avec Patrick, réagit Cédric Enard. C’est à la fois un amalgame entre les jeunes et les anciens qui fonctionne bien, un recrutement efficace au niveau des joueurs cadres, et le fait que nos jeunes joueurs, même s’ils ne sont pas encore arrivés à maturité, nous donnent beaucoup. C’est le travail de formation entrepris il y a trois ou quatre ans, et la confiance donnée aux jeunes, qui paye un peu plus cette année. Mais il faut aussi parler des anciens, qui font aussi une très bonne saison." Il n’empêche, c’est bien la jeune garde des Spacer’s qui fait parler d’elle. "C’est une force, reprend Enard. On a beaucoup travaillé pour les faire arriver à ce niveau-là. Maintenant, la question, c’est quid de l’avenir ? J’espère que le club va garder ses forces vives, qu’il va continuer à se développer, avec ces jeunes. On a amorcé quelque chose il y a trois-quatre ans. Le but, ce serait de continuer à construire avec eux." Trevor Clevenot et Nicolas Burel sont sous contrat pour la saison prochaine, alors que Philippe Tuitoga dispose d’une option. En revanche, Thibault Rossard sera libre dans quelques mois. "Beaucoup de clubs lui tournent autour. Mais ça ne date pas d’aujourd’hui", note Cédric Enard.

 

Cannes, la Coupe, la fin de la saison

En attendant, Toulouse a de belles choses à faire dans les prochains mois. "Cette saison, on veut aller le plus loin possible, assure Cédric Enard. Le groupe a envie de tout gagner, à chaque match. Il n’y a pas besoin de travailler sur la motivation. Mes joueurs ont envie de jouer à nouveau les play-offs, et d’aller encore plus loin que l’année dernière (quarts de finale, ndlr). Et en Coupe de France, on a un gros match qui se profile avec Tours, un gros challenge." Ce week-end, les Spacer’s accueillent Cannes, pour le choc de la 21e journée de Ligue AM, diffusé en direct sur Ma Chaine Sport. "C’est le leader, une équipe très régulière, avec une belle profondeur de banc, deux pointus (Castard et Petkovic) ce qui est un luxe, et un Pierre Pujol qui fait bien jouer tout ça. Une vraie armada. Un vrai challenge. Ça doit nous permettre de vite remettre le pied à l’étrier, parce qu’on est un peu parti en vrille à Saint-Nazaire (3-0). On a déjoué là-bas, on n’était pas prêt à mettre le bleu de chauffe. J’attends une réaction de mes joueurs." Rendez-vous est pris.
  

(*) "Je ne trouve pas que ce soit une surprise. C’est une équipe qui arrive à maturité. Elle est construite depuis trois ans sur la même ossature, avec "Zago", Rossard, Clevenot et le même entraîneur depuis plusieurs années", nous avait expliqué l’entraîneur de l’Arago.