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Quinquis : « Un grand moment »

le 30/01/2015
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Sylvain Quinquis, l’entraîneur du Volley-Ball Nantes, s’est remémoré la victoire face à l’ogre cannois (3-2) en début d’année avant d’évoquer le match retour programmé dimanche au Palais des Victoires, dans le cadre de la 14e journée de Ligue AF.

Sylvain, Nantes est attendu à Cannes dimanche. Pensez-vous que les Cannoises seront revanchardes après votre victoire du match aller (3-2) ?
Oui, évidemment. J’ai vu qu’en Ligue des champions, elles ont fait pas mal tourné l’effectif (en milieu de semaine, ndlr). Il y a des joueuses qui vont avoir une certaine fraîcheur pour nous affronter. On a été pour l’instant les seuls à les faire tomber cette saison. Elles détenaient une longue invincibilité dans ce championnat de Ligue A féminine. On avait fait un très bon match, on avait proposé un très bon niveau de jeu. Cannes, qui avait subi pas mal de changements durant l’intersaison, cherchait un petit peu ses marques collectivement. Ces circonstances réunies avaient fait qu’on s’était imposé au tie-break.
 

Cette victoire de prestige, vous n’êtes pas prêt de l’oublier.
Cannes reste non seulement une référence hexagonale mais aussi une référence européenne. Le fait de s’imposer à domicile face à cette belle équipe, ça avait été un grand moment pour le club, pour tous nos bénévoles, pour tout le public nantais qui nous suit.
 

Désormais, vous connaissez la recette pour battre ces Cannoises.
Je ne sais pas s’il y a une recette. Face à Cannes, il faut toujours évoluer à son meilleur niveau et il faut que toutes les joueuses jouent à 120% et que collectivement, les liaisons et les organisations soient bien en place. Il faut être hyper concentré de manière constante, parce qu’en face, c’est une machine. Cette fois, ce sera plus compliqué parce qu’on va à Cannes et parce que l’effectif n’est pas au complet. Ce sera un match difficile.
 

Sur quelles joueuses en particulier ne pourrez-vous pas compter ?
Notre libéro (Luiza Ungerer de Carvalho Rocha, ndlr) est blessée et ne sera pas du voyage. Notre centrale Sherri Williams est également forfait tout comme Victoria Foucher, notre deuxième pointue. Et Els Vandelsteen, notre réceptionneuse-attaquante belge, reprendra vendredi le chemin de l’entraînement et sera donc à court de forme. On a été touché pas mal par l’épidémie de grippe. En plus, on a eu un mois de janvier très chargé, tout comme Cannes, avec la Ligue des Champions. Les organismes ont été beaucoup sollicités durant cette période. On manque un peu de jus.
 

Comment sentez-vous votre groupe ces temps-ci ? On a pu voir qu’il avait eu quelques difficultés face aux "gros" de ce championnat.
Oui mais c’est relatif. Au Cannet, on perd 16-14 au tie-break, ça s’est joué sur des petits détails. Et Béziers, chez lui, avait sorti un gros match. La baisse de forme, de niveau de jeu, s’explique par le fait qu’on joue sur trois tableaux. On ne peut pas enchaîner les pics de forme. On a connu un mois de janvier plus compliqué, il va falloir rebondir.
 

Un mot sur votre parcours européen. Votre troisième place acquise en Ligue des champions vous permet de basculer en Coupe CEV. C’était un peu l’objectif de départ non ?
Oui tout à fait, c’était l’objectif fixé par le club en début d’année, à savoir franchir un tour en Coupe d’Europe. Le fait d’être reversé en Challenge round de la CEV Cup signifie que l’objectif a été atteint par les filles, qui ont fait un très bon début de compétition. C’est bien pour une première expérience européenne pour le club. Cette troisième place n’est pas imméritée. Ça va nous permettre de grandir un petit peu plus.