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Trèfle: « Vite reprendre nos esprits »

le 13/03/2014
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Battu à Toulouse mardi soir avec Chaumont (3-1), José Trèfle espère que son équipe, désormais 7e au classement, va réagir samedi face à Paris pour ne pas mettre en péril la qualification pour les play-offs.

 

Après deux belles victoires face à Nantes et Sète, vous avez chuté mardi à Toulouse. Que s’est-il passé ?
Notre jeu n’est pas ce qu'il y a de plus stable en ce moment. Donc on savait que malgré ces deux victoires-là, on devrait batailler jusqu’à la fin du championnat. On avait à cœur de faire quelque chose contre Toulouse. On a bien démarré le match, mais sur quelques fautes d’inattention ou de précision, on s’est fait distancer au mauvais moment dans les deux sets suivants. Puis, en fin de match, je n’ai toujours pas compris pourquoi on a pris un 6-0, alors qu’on collait au score à 19-19. On a du coup encore un petit goût amer et cette sensation qu’il faut encore travailler avant les quatre derniers matchs. Car ce n’est pas les plus faciles (Paris, Tours, Montpellier et Beauvais).

Quatre gros matchs en perspective et dès ce week-end contre Paris ?
Oui, d’autant plus qu’on garde un mauvais souvenir de la phase aller, car on les a tous perdus en décembre. Je m’en rappelle très bien, comme si c’était la semaine dernière. On sait que c’est un autre niveau proposé par ces équipes-là avec un gros fond de jeu et un niveau aussi physique que nous sinon plus. Il va falloir vite reprendre nos esprits pour tenter de retrouver l’état d’esprit qui était le nôtre en début de match face à Toulouse. 

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné lors de ces défaites ?
Ce sont des fautes de précision, de fond de jeu, peut-être même parfois d’investissement. Quand on regarde que Toulouse se battait sur tous les ballons, y compris improbables… Je crois qu’il va falloir que l’on s’en inspire pour aborder les prochaines rencontres, car cela va se jouer sur le fil du rasoir.

Que faudra-t-il faire pour ne pas lâcher dans ce sprint final ?
Peut-être mettre plus de combativité. Cela pourra peut-être faire la différence. Au fur et à mesure de la saison, on a pris conscience que l’on avait une équipe pour faire quelque chose d’intéressant, en tout cas participer aux play-offs .

Comment vous sentez-vous dans ce groupe que vous avez rejoint l’été dernier ?

C’est un super groupe, composé de supers gars et de supers joueurs. Ce n’est pas pour rien qu’on a fait un très bon début de saison. On a eu un super état d’esprit, le recrutement a été très intelligent. Du coup, la mayonnaise a pris très vite par rapport à d’autres équipes. Après, nous avons joué durant plusieurs mois sur plusieurs tableaux, ce qui a été assez pénalisant (Ligue AM, Challenge Cup, Coupe de France). On n’a pas beaucoup levé le pied. Sur un plan personnel, je me sens très bien, mais je suis sûr que ce groupe n’a pas encore donné toute la mesure de son potentiel.

Quel est votre rôle dans cette équipe, celui du grand frère ?
C’est quelque chose d’assez naturel chez moi, d’essayer d’être un leader, un joueur qui tente de transmettre son expérience. De par mon âge et mon expérience, mes coéquipiers, et notamment les plus jeunes, ont ce respect mutuel, que j’ai moi aussi envers eux. Je considère ça comme un échange.


Vous êtes-vous fixés des objectifs entre vous ?

Bien sûr que oui. On avait à cœur d’aller en finale de la Coupe de France, ça a été raté de peu (défaite 3-2 en demi-finale face à Paris). En Coupe d’Europe, c’est encore raté d’un tour. On voulait atteindre les quarts de finale. Et puis là, le dernier c’est de participer aux play-offs. On considère que l’on a encore nos chances. 


Avez-vous l’impression que le niveau est plus relevé par rapport à l’an dernier en Ligue AM ?

Plus relevé, je ne sais pas, mais, en tout cas, il y a plus de bonnes équipes. Tout le monde peut battre tout le monde. Il faut être vigilant à chaque journée. On n’est pas encore sûr de ceux qui vont descendre. En haut de tableau, certains commencent à prendre de l’avance, mais de la 4e à la 10e place, tout reste à faire. Il faut donc engranger le maximum de points pour se mettre à l’abri de la descente et assurer notre qualification pour les play-offs.